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Un homme accusé d'avoir fait vivre un enfer à une adolescente

17/04/2013 02:45 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Un détenu accusé notamment d'avoir séquestré, torturé et agressé sexuellement une adolescente restera derrière les barreaux pour toute la durée des procédures de ses nombreux dossiers judiciaires. Jean-Frédérick Gosselin a comparu mercredi dans l'espoir de reprendre sa liberté pour suivre une thérapie, mais le juge a refusé. La Couronne s'y est opposée en exposant au tribunal les motifs des accusations qui pèsent contre lui.

En septembre 2011, les policiers se sont rendus à l'appartement du suspect à Québec dans le but de retrouver une jeune autochtone de 16 ans en fugue. Jean-Frédérick Gosselin aurait prétendu qu'elle n'était pas chez lui, mais les policiers ont retrouvé l'adolescente nue, recroquevillée dans une garde-robe.

Selon ce que la jeune fille a raconté aux policiers, elle s'était rendue l'accusé un mois plus tôt afin d'acheter de la drogue. Au moment où elle voulait quitter l'appartement, Jean-Frédérick Gosselin lui a assené un coup de poing à la tête. Lorsqu'elle a repris conscience, l'adolescente était plongée dans un bain glacé et présentait une sérieuse coupure à la tête.

Selon les prétentions de la jeune fille, Jean-Frédérick Gosselin l'aurait empêchée de quitter son logement en lui infligeant plusieurs sévices. Il aurait brûlé l'adolescente au cou et aux avant-bras avec des cigarettes. Le suspect aurait aussi eu plusieurs relations sexuelles sans protection avec l'adolescente, qui aurait ainsi contracté une infection transmise sexuellement. 

Autres accusations en décembre

Jean-Frédérick Gosselin est aussi accusé d'avoir semé un certain émoi à Dosquet, dans Lotbinière, en décembre dernier. Il se serait introduit de force dans le véhicule d'une dame après avoir fracassé la vitre du côté conducteur. Se disant poursuivi et en danger, l'homme aurait forcé la conductrice à appuyer sur l'accélérateur. Effrayée, la femme a sauté du véhicule en mouvement.

Le suspect a été arrêté peu de temps après. Gosselin fait face notamment à des accusations de voies de faits, de méfait et d'avoir troublé la paix pour ces événements. 

L'avocat de Jean-Frédérick Gosselin voulait convaincre le juge de le remettre en liberté à ce stade des procédures afin qu'il puisse suivre une thérapie pour soigner sa dépendance à la drogue. Le responsable de la maison de thérapie qui devait l'accueillir a cependant quitté la salle d'audience avant la fin de l'audition. Il ne savait pas que Gosselin avait été évincé d'une autre maison de thérapie après avoir échoué à un test d'urine qui prouvait qu'il avait consommé de la cocaïne.

Jean-Frédérick Gosselin doit revenir en cour le 30 avril prochain. 

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