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Début du procès des implants mammaires défectueux en France

17/04/2013 10:00 EDT | Actualisé 17/06/2013 05:12 EDT

Des centaines de femmes qui ont reçu des implants mammaires défectueux se sont rassemblées, mercredi, dans un tribunal improvisé du sud de la France pour l'ouverture du procès de cinq anciens dirigeants d'une entreprise qui aurait utilisé du silicone industriel peu dispendieux pour remplir des dizaines de milliers de prothèses écoulées dans le monde.

Le fondateur et directeur de la défunte entreprise Poly Implant Prothèse, Jean-Claude Mas, est notamment traduit en procès dans la ville de Marseille.

Quelque 125 000 femmes auraient reçu ces implants, jusqu'à ce que les ventes soient interrompues en mars 2010. Ces prothèses présenteraient des risques plus élevés de ruptures et de fuites. Environ 5000 femmes se sont déclarées victimes aux fins du procès, affirmant avoir été trompées par l'entreprise.

Le procès se déroule dans une salle de conférence pour permettre la présence de tous ceux qui y participent.

Environ le quart des implants vendus en France ont fini par faire défaut. Les problèmes médicaux semblent toutefois rares, les ruptures et fuites causant tout au plus une irritation et une certaine douleur, selon des médecins et chercheurs qui se sont penchés sur la question.

Les avocats des plaignantes affirment de leur côté que l'impact sur la santé ne sera pas connu avant plusieurs années.

Les quatre autres accusés sont l'adjoint de Mas, Claude Couty; la directrice de la qualité, Hannelore Font; le directeur technique Loïc Gossart; et le chef des produits, Thierry Brinon.

Les cinq accusés sont passibles de peines de cinq ans d'emprisonnement.


Associated Press

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