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Retraites : le contrat social et les recommandations d'Alban D'Amours

16/04/2013 07:34 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

Alban D'Amours présentera et déposera mercredi son rapport sur l'avenir des régimes de retraite au Québec.

Le rapport met l'accent sur une vingtaine de recommandations et un nouveau contrat social.

Le comité D'Amours, qui a passé plus d'une année à examiner le système de retraites, constate que les Québécois vivent plus vieux, mais qu'ils prennent leur retraite en moyenne deux ans plus tôt que les Canadiens.

Les régimes de retraite sont en proie à de sérieuses difficultés, notamment celles liées à leur financement.

Environ 35 % des Québécois ont accès à un régime à prestations déterminées, qui offre plus de sécurité. Plusieurs de ces régimes présentent toutefois des problèmes de solvabilité.

Pour le comité D'Amours, il faut valoriser la sécurité financière à la retraite. On veut que les Québécois aient un revenu de retraite réaliste, suffisant et durable et cessent de refiler la facture aux prochaines générations. Cela passe par la souplesse, la responsabilité et l'innovation, selon le comité.

Alban D'Amours croit qu'il faut promouvoir les régimes à prestation déterminée, même s'ils sont en perte de vitesse.

Cela est possible selon l'auteur de ce rapport qui cite en exemple les cols bleus de la Ville de Montréal, qui ont accepté de contribuer davantage à leur retraite.

Ceux-ci ont fait en sorte que « les contrecoups des fluctuations de rendement puissent être absorbés dans le futur », explique l'actuaire Jean Belleville, qui a pris part aux négociations des cols bleus.

Alban D'Amours cite également l'exemple de régimes à prestation cible, qui fluctuent selon le marché.

Il affirme connaître d'autres entreprises qui, avec les employés, ont revu les régimes à prestations déterminées, le niveau de promesses et « le partage des coûts ».

« On est rendu plus loin pour se donner encore plus d'outils et permettre que la loi ouvre des avenues nouvelles à ceux qui veulent assurer la viabilité de leur régime », estime Alban D'Amours.

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