DIVERTISSEMENT

7e OFFTA: audace et impertinence au menu

16/04/2013 10:17 EDT
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OFFTA, le festival d’arts vivants dédié à la création d’avant-garde en théâtre, danse et performances en tous genres, tiendra sa septième édition du 24 mai au 2 juin prochain. On dévoilait lundi les faits saillants de la programmation, qui regroupe quelques 90 artistes, 26 représentations, 8 activités satellitaires et un large éventail de propositions audacieuses, politiques et impertinentes.

La soirée d’ouverture aura lieu dans un endroit loin du centre-ville de Montréal, qu’on gardera secret jusqu’au tout dernier instant. Le metteur en scène Philippe Boutin et le chorégraphe Dave St-Pierre y présenteront leur effort commun, Détruire, nous allons, dans lequel 40 danseurs et comédiens s’éclateront sur un terrain de football, dans une saga amoureuse à grand déploiement. Les Fermières Obsédées prendront ensuite le relais avec Bonbon/Candy, un exercice à la fois trash et burlesque. L’événement durera 5 heures.

Parmi les noms à surveiller cette année, notons ceux des danseuses Karenne Gravel et Emmalie Ruel, qui se glisseront dans la peau de jeunes guerrières kitsch, le temps du spectacle Parce qu’on sait jamais. L’auteur Félix-Antoine Boutin enchaînera avec la pièce Koalas, une histoire portant sur la dépendance affective et le doute, où se côtoieront sang et paillettes.

L’écrivaine Sarah Berthiaume et le comédien-musicien Adrien Bletton uniront leurs forces pour nous offrir Le progrès, une réflexion musicale et poétique articulée autour de la chute vertigineuse de Félix Baumgartner. Ne meurs pas tout de suite, on nous regarde, de Manuel Roque et Lucie Vigneault, se voudra pour sa part un ballet beckettien à saveur de fin du monde. Ensuite, le duo formé d’Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou nous conviera à discuter de sujets graves ou anodins dans une rencontre intitulée Nous ne serons pas vieux, mais déjà gras de vivre.

Nini Bélanger et le réalisateur Rafaël Ouellet se pencheront sur les interactions entre la scène et le cinéma au cours du laboratoire-rencontre Quelqu’un va venir, axé sur l’œuvre de Jon Fosse du même titre.

Philippe Ducros adaptera le propos de son roman Eden Motel, dans une discussion-choc traitant de notre société marchandée et sur-médicamentée. Aussi, en collaboration avec la compagnie La 2e Porte à Gauche, l’OFFTA produira MIXOFF, un croisement à l’état brut entre deux artistes de disciplines différentes n’ayant jamais travaillé ensemble auparavant. Marc Béland et Olivier Choinière se prêteront au jeu et scruteront les rapports entre la danse et le théâtre.

Intellect et physique s’épouseront dans le programme triple constitué des prestations Why are dogs succesful on stage?, de Maria Kefirova, I’m faking it, d’Adam Kinner, et Where the river got the water remix, de Hanako Hoshimi-Caines, avec la chanteuse Katie Moore. Jacques Poulin-Denis se commettra quant à lui dans Dors, un tableau immersif sur la nuit et ses différents états d’âme et de corps.

Angela Konrad s’attaquera à Macbeth avec des tours de chant d’opérette, des corbeaux ensanglantés et une esthétique survoltée. Farewell Montreal, du tandem Dustin Harvey et Chad Dembsky, ne sera ni plus ni moins qu’une ode à Montréal, à la fois loufoque et nostalgique.

Le Théâtre d’Aujourd’hui accueillera finalement Geneviève et Matthieu, de l’Abitibi, qui clôtureront cette grande fête culturelle avec un tour de piste musical qu’on promet déjanté.

Pour connaître toutes les attractions du septième OFFTA, on consulte le www.offta.com. Les billets sont déjà en vente au guichet du Théâtre d’Aujourd’hui.