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Au service de la relève

16/04/2013 12:14 EDT | Actualisé 16/06/2013 05:12 EDT

La retraite aura été de courte durée pour Marie-Ève Pelletier. Désormais, elle met son talent au service de la relève.

La joueuse de tennis a annoncé sa retraite des circuits professionnels en janvier, après la présentation des Internationaux d'Australie.

Depuis une semaine, elle occupe un poste d'entraîneur à Tennis Canada. Pelletier a pour mandat de travailler avec la relève et avec les professionnels présents au Centre national de tennis, situé à Montréal.

La Québécoise n'aura pas délaissé sa raquette bien longtemps. Tennis Canada avait des plans pour elle.

« Si on veut bâtir sur du solide, il est important d'avoir de bons joueurs, mais aussi de bons entraîneurs, précise Louis Borfiga, de Tennis Canada. Une de mes missions principales et une idée à laquelle je suis très attaché, c'est d'avoir des entraîneurs canadiens de haut niveau, pour le tennis canadien. »

Marie-Ève Pelletier joue au tennis depuis plus de 25 ans. En 2005, elle a atteint le 106e rang mondial de la WTA en simple.

« Je suis dans le tennis professionnel depuis que je suis très jeune. Alors, c'est mon premier emploi officiel...à 30 ans! », précise Pelletier.

La longévité

« Nous sommes chanceuses, les filles, de pouvoir travailler avec elle, pense Carol Zhao, qui n'est âgée que de 17 ans. Elle est une joueuse d'expérience et ses conseils sont précieux. Tout le monde à Tennis Canada connaît Marie-Ève. Elle est à la fois un symbole de dévouement et de longévité. »

Du court aux lignes de côtés, il y a parfois un monde de différence, mais la Québécoise semble en voie de franchir le pas avec aisance.

« Le métier d'entraîneur, il faut l'avoir, assure Louis Borfiga. Ça doit être une passion. Marie-Ève a toujours été passionnée par cet aspect du tennis, alors, elle n'a pas du tout été difficile à convaincre. »

Cette nouvelle carrière s'annonce attrayante pour Pelletier qui constate l'énorme talent de la relève canadienne.

« Je pense qu'il y a un bel avenir qui s'en vient pour les jeunes qui sont bien encadrés, croit Pelletier. On peut espérer avoir beaucoup de champions dans l'avenir. »

Mais est-ce que la principale intéressée ne risque pas de s'ennuyer de la compétition?

« J'ai essayé de trouver une façon d'assouvir mon goût de la compétition. Donc, je me suis mise à « planter » mon chum au ping-pong en attendant », conclut-elle en riant.

D'après un reportage de Justine Boutet.

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