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La Sherbrookoise Diane Roy termine septième au marathon de Boston

15/04/2013 08:11 EDT | Actualisé 15/06/2013 05:12 EDT
Getty Images
DELHI, INDIA - OCTOBER 08: Diane Roy of Canada looks on after competing in the women's 1500 metres T54 during day five of the Delhi 2010 Commonwealth Games at the Jawaharlal Nehru Stadium on October 8, 2010 in Delhi, India. (Photo by Mark Dadswell/Getty Images)

BOSTON - Diane Roy s’est classée septième de l’épreuve féminine pour les athlètes en fauteuil roulant au marathon de Boston lundi matin, plusieurs heures avant que deux bombes n’explosent à la ligne d’arrivée.

Pendant que l’Ontarien Robin Watson s’emparait momentanément de la tête du côté des athlètes debout, Roy a participé à sa toute première course de l’année après trois mois d’inactivité et seulement deux mois et demi d’entraînement.

«Ça parait qu’il me manque d’entraînement, d’endurance. Dans les 25 premiers kilomètres, ça allait bien, j’étais rapide. Sur le plat, ça allait aussi bien, mais aussitôt qu’il y avait des montées, je perdais un peu mes adversaires », a souligné Roy.

Deuxième après 15 kilomètres, la Sherbrookoise a glissé en cinquième place après 20 kilomètres, avant d’être victime d’une crevaison à sa roue avant. Au final, elle a affiché un temps de 1 h 59 min 37 s.

À sa première présence au marathon de Boston, l’Américaine Tatyana McFadden a enlevé les honneurs en 1 h 45 min 24 s. Elle a respectivement devancé la Suisse Sandra Graf de 1 minute et 30 secondes et sa compatriote Amanda McGrory de 3 minutes et 55 secondes.

«Je ne me mettais pas trop de pression. Je savais que ce serait quand même difficile, a poursuivi Roy. Mon premier 25 kilomètres a vraiment bien été. Ça s’est gâché un peu après, mais je ne suis pas satisfaite ou insatisfaite, c’est correct.»

La Québécoise était seulement contente de renouer avec la compétition, elle qui a été forcée à l’inactivité après s’être fracturé le col d’un fémur en chutant de sa chaise «de tous les jours». Sa malchance l’a obligée à passer sous le bistouri.

«On a remplacé la tête de mon fémur. J’ai comme une hanche de petite vieille maintenant, a blagué Roy. J’ai dû arrêter de m’entraîner pendant trois mois. Il y a plusieurs mouvements que je ne pouvais pas faire. Je ne savais même pas si je pourrais courser encore.»

Dimanche, elle prendra le départ du Marathon de Londres, un parcours moins accidenté et du même coup un brin moins exigeant.

«Boston, c’est le top du top (pour les montées). Londres, c’est moins pire, mais il y a beaucoup de virages.»

«Ça va ressembler aux Jeux paralympiques (de Londres), pas mal tout le monde va être là. Mais je ne suis pas tout à fait prête, ce sera encore comme un entraînement.»

Lundi, chez les hommes en fauteuil roulant, le Japonais Hiroyuki Yamamoto a remporté la course en solo grâce à un chrono de 1 h 25 min 32 s.

Le Sud-Africain Ernst Van Dyk a fini deuxième, 1 minute et 40 secondes après Yamamoto, et le Japonais Kota Hokinoue troisième, en retard de 1 minute et 41 secondes.

Le meilleur Canadien a été Josh Cassidy, neuvième en un temps de 1 h 30 min 54 s.

Michel Filteau, de Saint-Jean-Baptiste, s’est classé 14e avec un chrono de 1 h 35 min 29 s, tandis que Jean-Paul Compaoré, de Sherbrooke, a terminé au 16e échelon en 1 h 37 min 34 s.

En 2013, l’épreuve féminine en fauteuil roulant a réuni 9 athlètes et son pendant masculin 43.

Quant à Watson, il n’est finalement pas devenu le premier Canadien depuis Jerome Dayton en 1977 à remporter le prestigieux Marathon de Boston, finissant 11e.