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Le pape François amorce sa réforme de l'Église

13/04/2013 10:50 EDT | Actualisé 13/06/2013 05:12 EDT

Un mois jour pour jour après son élection, le pape François a signifié son intention de réformer la Curie romaine en créant samedi un groupe de huit cardinaux de tous les continents pour le conseiller.

Les huit prélats nommés, originaires des cinq continents, viennent d'Italie, du Chili, d'Inde, d'Allemagne, de la République démocratique du Congo (RDC), des États-Unis, d'Australie et du Honduras. Le cardinal Marc Ouellet ne fait pas partie de la liste.

Le groupe sera présidé par l'archevêque Giuseppe Bertello, président du Gouvernorat de l'État de la Cité du Vatican. Ce dernier est désormais considéré comme le favori pour succéder à un autre Italien, le cardinal Tarciscio Bertone, l'actuel secrétaire d'Etat, de facto « premier ministre » de l'Eglise.

Alors que le pape précédent Benoît XVI réunissait ses « ministres » au plus deux fois par an, François démontre ainsi sa volonté de tenir compte des aspirations des évêques et d'améliorer la collégialité.

L'administration centrale du Vatican est tenue pour responsable des scandales et des dysfonctionnements qui ont affecté l'Eglise catholique durant les huit années de la papauté de Benoît XVI, le prédécesseur de François qui a démissionné en février pour raisons de santé.

Le conseil aura aussi pour mandat d'étudier un projet de réforme de la constitution apostolique, mise en place par Jean-Paul II. La dernière grande réforme de la Curie, un système complexe d'une vingtaine de ministères et conseils, date de 1967, pendant le règne du pape Paul VI.

Lors du dernier conclave, plusieurs cardinaux souhaitaient une réforme de la Curie romaine. Aux prises avec des scandales de pédophilie et des finances dans le rouge, l'administration du Vatican a aussi été dénoncée pour opacité et ses dysfonctionnements dans les fuites de Vatileaks.

La première réunion du groupe de conseillers doit avoir lieu en octobre.

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