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Réforme de l'aide sociale: l'occupation des bureaux de la ministre Maltais terminée

12/04/2013 11:32 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Un groupe de manifestants qui occupait les bureaux montréalais de la ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais, pour protester contre sa réforme de l'aide sociale, a finalement quitté les lieux vers 1h00, samedi matin.

Les manifestants, des militants membres de l'Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal, étaient sur place depuis 10h30, vendredi matin.

Ils étaient une dizaine à l'intérieur des bureaux, situés au 28e étage de la Tour de la Bourse, au centre-ville de Montréal. Une vingtaine de manifestants se trouvaient à l'extérieur, devant l'édifice.

Radio-Canada n'a constaté aucune présence policière encadrant la manifestation.

L'organisation revendique l'abandon complet des mesures décidées dans les dernières semaines par le gouvernement péquiste qui entraînent la réduction des prestations d'aide sociale.

Selon Marie-Christine Latte, qui se trouvait à l'intérieur du bureau, les manifestants sont déterminés à reprendre l'occupation dès que possible.

Elle a raconté que les militants n'avaient pas accès à de la nourriture et à des toilettes, puisque les déplacements à l'intérieur de la Tour de la Bourse étaient limités par la sécurité. De plus, elle affirme que la climatisation avait été coupée dans les locaux.

Mme Latte a expliqué qu'à son arrivée, le groupe a discuté avec une attachée de la ministre Maltais. Il n'avait pas eu de contact avec des gens du ministère par la suite.

Réforme décriée

Trois points sont particulièrement critiqués par les groupes sociaux: le passage de 55 à 58 ans de l'âge minimal pour avoir droit à un supplément de l'aide sociale en raison de l'âge, la suppression d'une allocation pour les couples avec un enfant de moins 5 ans qui reçoivent de l'aide sociale et la réduction de l'aide pour les prestataires qui veulent soigner une dépendance.

Mme Maltais a annoncé de légers changements à sa réforme, mais les modifications n'ont pas été jugées suffisantes par nombre de groupes de pression.

L'Organisation populaire des droits sociaux milite notamment pour la mise sur pied d'un revenu minimal équivalent au seuil de la pauvreté pour tous les Québécois, appelé revenu de citoyenneté.

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