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Ma nouvelle meilleure chanson!

12/04/2013 10:12 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Comment notre cerveau décide-t-il qu'il aime une chanson après une première écoute? Des chercheurs de l'Université McGill ont mis en évidence l'activité cérébrale précise qui rend gratifiante une nouvelle pièce musicale et qui mène à la décision de l'acheter.

La Dre Valorie Salimpoor et ses collègues de l'Université McGill ont demandé à des participants d'écouter 60 extraits musicaux qu'ils n'avaient jamais entendus pendant un examen d'imagerie par résonance magnétique et d'indiquer ensuite, dans un modèle d'enchères, le montant qu'ils étaient disposés à dépenser pour chaque pièce.

Les chercheurs ont découvert que l'analyse de l'activité d'une zone du cerveau appelée noyau accumbens peut permettre de prédire de façon fiable et invariable si quelqu'un aime la pièce et s'il l'achètera.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Science, cette région intervient dans la formation d'attentes, qui rendent la musique gratifiante et intense sur le plan émotif.

Ainsi, la détection d'activité dans le noyau accumbens indique que les attentes ont été comblées ou dépassées. Dans leurs travaux, les chercheurs ont observé que plus l'activité est intense dans cette région du cerveau d'un participant, plus grande est la somme d'argent qu'il sera prêt à dépenser.

Mais ce noyau ne s'active pas seul. Il interagit avec le cortex auditif, la zone du cerveau qui grave l'information au sujet des sons et de la musique. Ainsi, plus un morceau de musique est gratifiant, plus il y a d'échanges entre ces deux régions.

Les interactions entre le noyau accumbens et le cortex auditif indiquent donc, selon ces travaux, que l'auditeur crée des attentes par rapport à l'organisation que devraient avoir les sons musicaux selon ce qu'il a appris et imprimé dans son cortex auditif. Ses émotions résultent de l'insatisfaction ou de la satisfaction de ces attentes.

Comme les humains font régulièrement des prédictions liées à la gratification pour survivre, ces résultats offrent, selon les chercheurs, une démonstration neurobiologique que l'humain fait également des prédictions à l'écoute d'un stimulus abstrait, la musique, même si celle-ci est inconnue.

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