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Le maire Labeaume dénonce le «contrôle» du gouvernement

12/04/2013 06:49 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT
PC

Le maire de Québec a profité de son passage devant la commission parlementaire sur le financement des partis politiques municipaux, jeudi, pour déplorer « le festival du contrôle » du gouvernement sur les municipalités et souligner qu'il en a « assez de payer pour les autres ».

Même si Régis Labeaume appuie le projet de loi 26 - qui introduit de nouvelles règles de financement politique en prévision des élections municipales de 2013 -, le maire croit que le gouvernement fait fausse route en voulant trop encadrer le travail des élus municipaux. « Ce n'est pas parce que ça sent mauvais à Montréal et autour qu'on doit tous payer pour ça. On est exaspérés, nous autres à Québec, je vais vous le dire, on est exaspérés », a-t-il dit.

Le maire Labeaume a ajouté que les efforts du Parti québécois pour faire le ménage dans l'octroi des contrats publics municipaux et l'encadrement des partis politiques vont un peu trop loin à son goût. « Je sais qu'il y a des gains politiques à faire pour certains politiciens là-dedans, mais à un moment donné, arrêtez! Nous autres on essaie d'être honnêtes », a-t-il lancé.

Le projet de loi 26 ferait notamment passer la contribution maximale des dons aux partis municipaux de 1000 $ à 300 $. Les dépenses électorales permises seraient aussi réduites de 30 %. Le maire Labeaume est d'accord avec ce principe de même qu'avec une augmentation du financement public des partis politiques.

Aide aux nouveaux partis

Toutefois, le maire Labeaume ne croit pas que les nouveaux partis municipaux devraient bénéficier d'un financement public particulier comme le soutenait mercredi le chef de Québec Autrement, David Lemelin.

L'adoption de mesures pour alléger le fardeau financier des nouvelles formations politiques et éviter de les pousser vers l'endettement ne changerait rien, selon le maire. Il rappelle qu'il a réussi lui même à se faire élire en 2007 après une campagne très modeste.

« Il y a cinq ans, personne ne me connaissait. J'étais à 3 % dans les sondages et j'ai été élu. Alors à un moment donné, ce n'est pas une question d'argent, c'est une question de pertinence. Personne ne va me dire à moi qu'il y a des problèmes, je l'ai vécu. »

Le maire Labeaume croit toutefois que les campagnes électorales pourraient durer moins que les 45 jours prévus.

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