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Horner ne prend pas toutes les décisions 

12/04/2013 10:50 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

Christian Horner a passé un sale quart d'heure durant la conférence de presse de la FIA vendredi. Il a dû mettre en contexte les manoeuvres en Malaisie et les déclarations en Chine.

Un texte de Philippe Crépeau

Le patron de l'équipe Red Bull est resté calme, et il avait visiblement préparé ses réponses. Sur la manoeuvre litigieuse de Sebastian Vettel en Malaisie, il l'a mise en contexte, en prenant garde de ne pas la juger.

« On ne peut rien y changer, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Sebastian n'a pas obtenu tous ses succès durant sa carrière en étant soumis. Il a vu une occasion, il avait économisé un train de pneus et il voulait cette victoire plus que toute autre chose », a rappelé Christian Horner.

Mais pour de mauvaises raisons, comme Vettel l'a admis lui-même jeudi. Justement sur ses propos explosifs de jeudi dans le paddock de Chine, notamment qu'il referait la même chose si l'occasion se présentait, M. Horner a à nouveau contextualisé.

« Le refera-t-il? Il s'est expliqué hier, mais il y a un passé entre nos deux pilotes », a répondu le patron, faisant référence aux consignes non respectées de la part des deux pilotes, notamment au GP du Brésil de 2012 et au GP de Turquie de 2010.

Voici pourquoi Red Bull ne donnera plus de consignes à ses pilotes. Un ordre qui est venu du cofondateur de la marque Red Bull, Dietrich Mateschitz, après l'incident de Malaisie.

« C'est un puriste, il adore la compétition et il souhaite que nos pilotes puissent se battre l'un contre l'autre », a révélé Christian Horner, qui a donc simplement relayé l'ordre aux pilotes.

Cette révélation en dit beaucoup sur les prises de décision à Red Bull. Déjà, Mark Webber avait dit jeudi qu'il discuterait contrat avec M. Mateschitz cet été. Il ne discute donc pas avec Christian Horner, qui dirige pourtant l'équipe de F1. Ce dernier n'a clairement pas tous les pouvoirs, ce qui explique les dérapages en piste et hors piste.

« Est-ce que mon autorité est sapée? Je ne pense pas, a-t-il rétorqué. Je dirige cette équipe depuis ses débuts en F1. Durant cette période, nous avons conquis trois titres mondiaux. Il y a eu des hauts et des bas sur notre route, mais l'équipe est toujours allée de l'avant. Je ne pense pas un seul instant que Sebastian pense être la personne qui dirige l'équipe. Il sait qu'il est notre employé et il sait pourquoi nous l'avons engagé. »

Non, Vettel ne dirige pas l'équipe, mais s'il se permet de désobéir en piste et de fustiger son coéquipier hors piste, c'est qu'il est bel et bien protégé à l'intérieur de l'équipe.

« Sebastian a un contrat à long terme avec l'équipe, celui de Mark est renouvelé chaque année », a rappelé M. Horner.

Ça explique que Vettel ait eu cette réponse désinvolte à l'endroit d'un journaliste, jeudi, à propos des conséquences de sa désobéissance en Malaisie.

« Une sanction, comme dans punition? Vous rêvez. Avez-vous une suggestion? », a lancé Vettel, sourire en coin.

Vendredi, Mark Webber a choisi de ne pas commenter les propos de son coéquipier, se concentrant sur son boulot. Il sait qu'il doit tirer profit des 17 courses qui lui restent à disputer dans le cockpit de la Red BUll RB9. Avec comme objectif d'en voler une à Vettel, si possible.

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