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Fin de campagne au Venezuela

12/04/2013 11:17 EDT | Actualisé 12/06/2013 05:12 EDT

La campagne éclair pour la succession du président Hugo Chavez, au Venezuela, a pris fin jeudi avec des rassemblements massifs.

Son dauphin, Nicolas Maduro, qui est donné favori pour l'élection de dimanche, a pris la parole devant des dizaines de milliers de partisans à Caracas. Les sept principales avenues du centre-ville étaient remplies de chavistes amenés par autobus d'un peu partout au pays. « La bourgeoisie croit que la révolution est terminée, mais Chavez est là pour longtemps [...] La révolution continue », s'est exclamé le président par intérim devant une foule en liesse.

Cette rencontre électorale coïncidait avec le 11e anniversaire du putsch avorté contre le défunt président. Nicolas Maduro en a profité pour insinuer que son principal adversaire, Henrique Capriles, avait l'intention d'ignorer le résultat des urnes. Il l'a menacé de finir comme Pedro Carmona, l'éphémère président qui a remplacé Chavez lors du coup d'État et qui vit depuis en exil.

« Je serai votre père, votre président, je serai le président des pauvres », a déclaré M. Maduro, arborant le drapeau national en guise de cape et accompagné de l'ex-gloire du football argentin Diego Maradona, ami personnel de Hugo Chavez.

Tout au long de la campagne, Nicolas Maduro a invoqué à de multiples reprises l'esprit du comandante et appelé les Vénézuéliens à être fidèles à son héritage. Le slogan « Chavez, je te le jure, mon vote est pour Maduro » a défilé en boucle durant les rassemblements du candidat du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV).

« Nicolas n'est pas Chavez! »

Pour sa part, le chef de file de l'opposition, Henrique Capriles, a tenu sa dernière réunion à Barquisimeto, entouré, lui aussi, de milliers de partisans.

Le gouverneur de l'État de Miranda a enjoint ses compatriotes à choisir entre deux projets : « un qui agresse, qui intimide, qui menace, et un autre [...] qui appelle les Vénézuéliens à faire prospérer le pays grâce à la foi, l'espoir et le courage ».

M. Capriles, qui a fait de l'insécurité galopante son cheval de bataille, a appelé le peuple à « vaincre la violence » et à travailler pour la réconciliation, dans un pays profondément divisé après 14 ans de chavisme.

Lors de l'élection présidentielle d'octobre 2012, M. Capriles avait perdu face à Hugo Chavez, mais avec le meilleur score jamais obtenu par l'opposition depuis l'arrivée au pouvoir du commandant Chavez (45 % contre 55 %).

Les Vénézuéliens doivent voter le 14 avril pour remplacer leur ancien président, mort le 5 mars des suites d'un cancer. Le nouvel élu devra faire face à plusieurs défis, dont une économie très dépendante du pétrole, un déficit important (15 % du PIB) et une inflation de 20 %.

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