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Italie: un voleur au chômage se voit offrir un travail par sa victime

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ITALIE VOLEUR
En Italie, un voleur sans emploi a eu l'agréable surprise de se voir offrir un travail par la personne qu'il a tentée de cambrioler (Photo d'illustration) | Alamy

Paolo Pedrotti a surpris un voleur en flagrant délit chez lui, l'a menacé avec un couteau et l'a fait arrêter par la police. Mais lorsqu'il a découvert que le malfaiteur était au chômage, il lui a offert un travail.

Ancien galeriste, Paolo Pedrotti, 62 ans, habite à Cerreto Guidi, près de Florence, où il gère une nouvelle résidence dont tous les appartements sont en vente. Sauf le sien. Convaincu que la résidence était complètement inhabitée, le voleur Marcello Mucci, 54 ans, s'est faufilé lundi 8 avril dans l'appartement de Paolo Pedrotti pour y dérober le cuivre des fils électriques.

"J'ai ouvert la porte et j'ai vu la silhouette d'un homme. Terrorisé, il a commencé à hurler qu'il n'avait rien fait", a raconté le malheureux qui, après avoir immobilisé le malfaiteur, a appelé la police. Quelques minutes plus tard, le cambrioleur était arrêté.

"Je t"attends, de toute manière l'adresse tu la connais"

Mais le lendemain, lorsque Paolo Pedrotti a appris que ce dernier était au chômage et vivait avec les 250 euros mensuels de retraite d'invalidité de sa femme, il a eu une idée:

"Cher voleur (...) je te fais une proposition", a-t-il écrit, dans une lettre, publiée par le journal local, le Tirreno. "Après quelques heures de prison et quelques jours d'assignation à résidence, je t'invite à passer chez moi. Prends une tondeuse et je te promets que je te ferai couper l'herbe pour 8 euros de l'heure. En plus, si tu as une compagne, viens avec elle, on a 50 appartements à nettoyer".

D'abord incrédule, Marcello Mucci a accepté cet emploi avec enthousiasme après un procès express mardi matin à l'issue duquel le juge l'a relâché. "Je volais le cuivre pour le modeler afin de créer des vides-poches ou des candélabres que je vendais en porte-à-porte", a expliqué cet ancien jardinier, licencié après un accident qui l'a handicapé pour réaliser des travaux physiques.

"Je ne suis pas un saint, je ne suis même pas catholique, mais je crois aux enseignements de Confucius : ne donne pas un poisson à un homme, mais apprends lui à pêcher", a confié de son côté Paolo Pedrotti, qui a conclu sa lettre sur un ton ironique: "je t'attends, de toute manière l'adresse tu la connais".


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