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François Hollande promet « un choc de moralisation »

10/04/2013 07:27 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

Le président français a annoncé mercredi une série de mesures pour améliorer la transparence politique dans la foulée de l'inculpation de l'ex-ministre français du Budget Jérôme Cahuzac, qui détenait un compte à l'étranger.

Une semaine après avoir promis la présentation rapide d'un projet de loi sur des mesures de « moralisation » de la vie politique, François Hollande a annoncé qu'un projet de loi qui sera présenté au conseil des ministres le 24 avril prévoit la création d'un parquet financier et d'une haute autorité indépendante qui contrôleront les déclarations de patrimoine et les intérêts des élus au début et à la fin de leur mandat.

« Toutes les leçons de l'affaire Cahuzac doivent être tirées. Il y a eu trop d'affaires ces dernières années », a affirmé le président Hollande, ajoutant que « la défaillance d'un homme ne doit pas jeter le soupçon sur les élus qui se dévouent pour le bien public ».

Dans une conférence de presse organisée après le conseil des ministres, le chef de l'État a aussi dit vouloir « éradiquer » les paradis fiscaux « en Europe et dans le monde » en contraignant les banques à un exercice de transparence sur leurs filiales.

« Je n'hésiterai pas à considérer comme un paradis fiscal tout pays qui refusera de coopérer pleinement avec la France », a prévenu François Hollande.

« Les banques françaises devront rendre publique chaque année la liste de toutes leurs filiales partout dans le monde pays par pays » et devront « publier la nature de leurs activités », a également déclaré M. Hollande.

Hollande rejette les appels à un changement de cap économique

Le président français a par ailleurs opposé une fin de non-recevoir à ceux qui réclament un changement de cap économique.

En plus de militants socialistes et écologistes, trois ministres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault plaident pour un changement de cap, jugeant que l'austérité imposée par l'Union européenne devient insoutenable.

« C'est en poursuivant cette politique, les réformes qui ont été engagées [...] que la France sera la mieux placée pour réorienter l'Europe sur la priorité de la croissance », a déclaré François Hollande, avant de souligner « qu'aucun ministre ne peut remettre en cause la politique qui est conduite, qui n'est pas l'austérité ».

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