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Travailleurs étrangers qualifiés : un programme d'embauche suscite la controverse en Alberta

09/04/2013 05:04 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

Un regroupement de syndicats en Alberta réclame une révision d'un programme fédéral censé aider les employeurs à embaucher rapidement des travailleurs étrangers temporaires pour pourvoir à des postes exigeant une certaine qualification.

La Fédération des travailleurs de l'Alberta (AFL) affirme que depuis que ce programme a été annoncé en avril dernier, plus de 2400 permis ont été octroyés par Ottawa pour embaucher des travailleurs étrangers afin de pourvoir à des postes nécessitant pourtant peu de qualifications, au sein de l'industrie des services.

En vertu du programme de Demande d'avis relatif au marché du travail accéléré, les employeurs peuvent verser à ces travailleurs étrangers un salaire jusqu'à 15 % moindre que celui des employés canadiens. Le programme est conçu pour traiter des permis visant l'embauche de travailleurs étrangers temporaires pour des emplois hautement qualifiés, y compris des postes spécialisés, à l'intérieur d'une période de 10 jours ouvrables.

Au dire du président de la Fédération, Gil McGowan, des documents obtenus après des demandes d'accès à l'information révèlent que des restaurants rapides, des dépanneurs et des stations-service font partie des employeurs ayant obtenu des permis de travail en vertu du programme fédéral.

Pour M. McGowan, il est pourtant très difficile d'imaginer que les postes offerts au sein de ces entreprises nécessitent des qualifications importantes.

Selon lui, ces permis sont utilisés pour remplacer des travailleurs canadiens, et il désire désormais que le vérificateur général se penche sur le processus d'approbation gouvernemental.

Selon M. McGowan, un peu plus de la moitié des accréditations sont octroyées à des entreprises albertaines, dont 33 restaurants A&W.

« Les travailleurs qui veulent s'installer au Canada devraient bénéficier des mêmes droits et privilèges que les autres résidants du pays », a-t-il déclaré par voie de communiqué. « Nous ne devrions pas les payer 15 % de moins que les Canadiens, et le gouvernement ne devrait pas les accepter en utilisant un procédé faussé et accéléré. »

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