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Des groupes environnementaux craignent l'arrivée du pétrole albertain

09/04/2013 09:53 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Le transport du pétrole de l'Ouest canadien vers le Québec inquiète des groupes environnementalistes. L'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) soutient que les infrastructures déjà existantes ne sont pas sécuritaires.

Deux projets sont sur la table. La compagnie Enbridge songe à inverser le flux de pétrole de son pipeline de l'Ouest canadien vers Montréal. Le pétrole serait ensuite acheminé vers la raffinerie Ultramar à Lévis par bateau.

La compagnie TransCanada propose de son côté de transformer un gazoduc existant en oléoduc pour transporter le pétrole albertain vers l'est du pays.

L'AQLPA interpelle le gouvernement pour qu'il mandate le Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) afin de se pencher sur les impacts environnementaux des projets d'Enbridge et de TransCanada.

Selon le président de l'AQLPA André Belisle, ces projets ne sont pas sans risques. « Il y a un problème parce que les pipelines sont vieux. En augmentant la pression dans une vieille tuyauterie, on prend un risque », affirme-t-il. André Belisle cite en exemple un incident survenu en Arkansas au début d'avril. Près de 2000 barils de pétrole se sont échappés lors de la rupture d'un pipeline de la compagnie ExxonMobil.

L'AQLPA et d'autres groupes environnementaux du Québec souhaitent se rallier à des écologistes américains qui craignent aussi les répercussions négatives de ces projets sur l'environnement. L'inversion du pipeline d'Enbridge et l'arrivée de 300 000 barils de pétrole albertain par jour sèment notamment l'inquiétude au Vermont.

Les environnementalistes croient que le raffinage d'une quantité importante de pétrole provenant des sables bitumineux canadiens pourrait dégager davantage de soufre dans l'atmosphère.

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