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L'état de la situation du quinoa en Bolivie

08/04/2013 10:30 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT
Catherine Lefebvre

Depuis 2006, le prix du quinoa a triplé. La popularité fulgurante du grain d'or des pays andins a toutefois semé le doute chez plusieurs quant à la qualité de vie actuelle de ses producteurs. Voici un aperçu de l'état de la situation.

Le quinoa est plus riche en protéines et en certains éléments nutritifs que plusieurs autres céréales comme le riz, le blé et le maïs. Il est aussi sans gluten puisqu'il ne fait pas partie de la même famille que le blé. Pas étonnant que sa popularité ait grimpé de façon exponentielle depuis les dernières années. C'est d'ailleurs en partie pour ces raisons que la FAO (Food and Agriculture Organization des Nations Unies) a nommé 2013 l'année du quinoa, dans le but de promouvoir ses bienfaits nutritionnels et son rôle dans la gestion de la malnutrition.

Cela dit, certains craignent que l'exportation grandissante du quinoa nuise à la santé et à la qualité de vie des principaux pays producteurs, à savoir la Bolivie, le Pérou et l'Équateur. Lors d'une rencontre internationale organisée par CABOLQUI (Chambre bolivienne des exportateurs de quinoa et producteurs biologiques) à La Paz en mars dernier, les producteurs en ont profité pour mettre les pendules à l'heure.

À présent, le prix payé aux producteurs du quinoa oscille entre 8 et 13 bolivianos par kilo (1,17$-1,91$) selon la variété. C'est bien peu comparativement au prix que nous payons ici. La situation est bien souvent la même dans le cas de plusieurs denrées, comme le café, le sucre, le riz... Toutefois, tous les producteurs rencontrés partagent la même opinion: «Le quinoa, c'est l'espoir. Nous pouvons maintenant envoyer nos enfants à l'école et acheter de l'équipement agricole pour optimiser notre production. Le plus difficile, c'est la fluctuation du prix. Tout ce que nous voulons, c'est un juste prix, un minimum de 10 bolivianos par kilo», explique Esther Salinas, productrice de quinoa dans la communauté de Chita, à une cinquantaine de kilomètres au nord d'Uyuni.

La solution? Comme pour le café, le sucre, le riz et toutes autres denrées alimentaires, le commerce équitable demeure sans doute une façon plus juste de se les procurer.

Ce voyage a été rendu possible grâce à une invitation de CABLOQUI et Gogo Quinoa.

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