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Armes chimiques en Syrie : Ban Ki-moon fait pression sur Bachar Al-Assad

08/04/2013 05:32 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

Les experts des Nations Unies sont prêts à se rendre immédiatement en Syrie afin d'enquêter sur de présumées attaques avec des armes chimiques, mais le gouvernement du président Bachar Al-Assad n'a pas encore accepté de les laisser entrer dans le pays, a révélé lundi le secrétaire de l'ONU, Ban Ki-moon.

M. Ban a déclaré aux journalistes réunis à La Haye que l'équipe de spécialistes attendait à Chypre que les Nations Unies règlent les questions légales et techniques avec Damas. Il a affirmé que toutes les allégations devaient être examinées sans délai, sans condition et sans exception.

Ces commentaires visaient apparemment à faire pression sur le régime Assad afin que les enquêteurs de l'ONU puissent avoir accès à tous les sites où des armes chimiques auraient été utilisées dans le cadre de la sanglante guerre civile qui déchire le pays, et pas seulement à ceux choisis par le gouvernement syrien.

Le secrétaire général a soutenu que l'enquête devait porter sur toutes les allégations et pas uniquement sur celle selon laquelle les rebelles tentant de renverser Bachar Al-Assad auraient eu recours à du gaz toxique.

Ban Ki-moon a exprimé le souhait que l'enquête soit terminée le plus rapidement possible et a exhorté le régime syrien à être plus flexible afin que les enquêteurs puissent commencer leur travail dès maintenant.

D'après les Nations Unies, plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Syrie il y a deux ans.

Le gouvernement du président Assad a demandé le mois dernier à l'ONU de lancer une enquête concernant une attaque menée par les rebelles le 19 mars contre un village dans le nord de la province d'Alep, durant laquelle ils auraient utilisé des armes chimiques.

L'opposition syrienne soutient que c'est l'armée qui a effectué l'assaut.

Associated Press

La Presse Canadienne

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