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Québec pourrait sauver de la démolition l'aréna de Saint-Lambert

07/04/2013 06:08 EDT | Actualisé 07/06/2013 05:12 EDT

Québec a convaincu la Ville de Saint-Lambert de retarder la démolition de l'aréna Éric-Sharp, prévue pour débuter le 8 avril. Le ministère de la Culture et des Communications parachève actuellement sa propre évaluation patrimoniale de l'édifice construit à l'époque de l'Expo 67. Les conclusions de l'étude seront dévoilées dans les prochains jours. 

Le groupe de citoyens de Saint-Lambert qui tente de sauver l'aréna au toit de bois voûté avait presque perdu espoir. Le 22 janvier, les élus municipaux avaient décidé de détruire le bâtiment pour le reconstruire à neuf. « On nous a mis devant un fait accompli » se désole la résidente Édith Lemieux. « On ne nous a jamais demandé si on voulait une rénovation ou une démolition. Malgré tous les organismes qui se sont prononcés contre une démolition, personne n'a été écouté ».

Héritage Montréal ou encore l'Ordre des architectes du Québec ont tenté de convaincre la Ville de Saint-Lambert de protéger l'édifice et de le rénover plutôt que le détruire. En vain. La municipalité a même outrepassé une étude indépendante sur la valeur patrimoniale de l'aréna qu'elle avait elle-même commandée. Selon nos sources, ce rapport (que la Ville refuse de rendre public) recommande de conserver l'édifice en raison de son architecture qualifiée d'« exceptionnelle » et qui s'inscrit dans un « style Expo 67 ».

L'avenir de l'édifice est donc maintenant entre les mains du ministre de la Culture, Maka Kotto, ancien député fédéral de Saint-Lambert.

Le maire de Saint-Lambert, Philippe Brunet, qui promet le nouvel aréna pour janvier 2014, mise sur un soutien provincial à la reconstruction de près de 5 millions de dollars. C'est le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport qui approuvera la subvention, vraisemblablement après l'évaluation patrimoniale du ministère de la Culture. Mais selon un courriel signé du cabinet de la ministre Marie Malavoy, que nous avons obtenu, Québec pourrait également choisir de subventionner la rénovation, ce qui coûterait deux fois moins cher.

D'après les informations de Thomas Gerbet

Sur Twitter : @thomasgerbet

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