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Nouveau-Brunswick: on s'interroge sur l'avenir de la centrale de Mactaquac

07/04/2013 06:15 EDT | Actualisé 07/06/2013 05:12 EDT
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FREDERICTON - Au cours des 45 dernières années, le barrage hydroélectrique Mactaquac a été une importante source d'énergie propre au Nouveau-Brunswick. Cependant, la fragilité du béton utilisé lors de la construction force maintenant Énergie NB à se pencher sur son avenir de façon prématurée, puisque la structure devait durer un siècle.

Selon le président de la société, Gaëtan Thomas, les études et les audiences publiques devront s'amorcer dès l'an prochain si l'on veut décider du sort qui attend le barrage de 653 mégawatts d'ici 2020.

Il s'est dit très ouvert à l'idée d'établir un dialogue avec tous les Néo-Brunswickois. La centrale fournit après tout une grande partie de l'énergie renouvelable de la province, a fait valoir M. Thomas en entrevue.

En fait, environ 20 pour cent du total de l'énergie produite au Nouveau-Brunswick provient du barrage de Mactaquac, situé à environ 15 kilomètres à l'ouest de Fredericton.

Le barrage comme tel a été construit à l'aide de roche et d'argile, mais le béton employé pour la construction des déversoirs et de la centrale a été hypothéqué par une réaction alcaline des agrégats, qui entraîne une dilatation du béton.

Trois options sont à explorer, a signalé Gaëtan Thomas: remplacer les structures de béton et installer de nouvelles turbines et génératrices, déclasser la centrale en continuant à contrôler le débit de la rivière ou carrément retirer le barrage.

Lors d'une rencontre du comité des sociétés d'État du Nouveau-Brunswick, le mois dernier, le libéral Roger Melanson a dit avoir entendu que les coûts de restauration pourraient atteindre trois milliards $.

Mais il faudra encore des années avant qu'une décision soit prise en ce qui concerne l'avenir de la centrale et ainsi déterminer à combien s'élèvera la facture, a précisé Gaëtan Thomas.