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Le présumé fraudeur Pierre Jolicoeur plaiderait coupable

05/04/2013 01:08 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

Le présumé fraudeur Pierre Jolicoeur, qui fait face à une soixantaine de chefs d'accusation pour des actes commis à l'endroit de plusieurs investisseurs, devrait plaider coupable le 22 avril au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce.

L'avocat de l'accusé, Me André Gaulin, a confirmé vendredi matin à Radio-Canada qu'il envisageait sérieusement ce scénario.

L'ex-courtier de Lac-Poulin, près de Saint-Georges en Beauce, aurait fait une soixantaine de victimes, surtout en Beauce et à Thetford Mines, en mettant en oeuvre un stratagème à la Ponzi. La fraude s'élève à plus de 12 millions de dollars. L'affaire a été mise au jour en juillet 2010. Les accusations ont quant à elles été portées en juin et en octobre 2011.

Me Nathalie Chouinard, la procureure de la Couronne au dossier depuis deux ans, a fait savoir que les investisseurs floués ont été mis au courant de l'intention de l'accusé de plaider coupable. Certaines victimes se disent soulagées, mais elles demeurent cependant bouleversées.

« Certaines d'entre elles manifestent encore de la colère, du ressentiment, parce qu'une fraude, c'est un abus de confiance dans une certaine mesure, ce n'est pas qu'une vulgaire question d'argent. Ces personnes-là avaient confiance en lui », explique Me Chouinard.

Cette dernière a précisé que seulement 5 à 6 millions de dollars ont été récupérés sur les 12 millions soutirés aux investisseurs.

Une des victimes, un Beauceron qui a demandé de conserver l'anonymat, explique que cette affaire a ruiné la vie de plusieurs investisseurs et compromis leur retraite.

« On a hâte que ça finisse, qu'on passe à d'autres choses, parce que la plupart des investisseurs ont fait leur deuil de l'argent. Plusieurs sont retournés au travail puis il y en a deux ou trois qui sont en déprime », raconte-t-il.

Pierre Jolicoeur, qui n'a pas d'antécédents judiciaires, n'est pas détenu, mais il doit respecter certaines conditions. Il lui est interdit de faire des transactions financières et de contacter les présumées victimes.

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