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Libérations conditionnelles : Sandra Dion réclame toujours des changements

28/03/2013 01:55 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Heureuse d'avoir gagné sa bataille pour empêcher son agresseur de demeurer à proximité de sa résidence, la policière de Québec Sandra Dion demande maintenant un changement dans la règlementation pour éviter que d'autres victimes vivent la même situation.

Après 14 mois de croisade, Sandra Dion a reçu la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) la semaine dernière. Laurent Minier, celui qui l'a sauvagement attaqué en 2002 à l'aide d'un tournevis, n'ira pas habiter dans la maison de transition Marcel-Caron située à moins d'un kilomètre de chez elle. La Commission a annulé son transfert en tenant compte des craintes exprimées par la policière.

« J'en suis très heureuse. Après avoir multiplié les sorties médiatiques, les rencontres avec différents députés et sénateurs, les téléphones, les lettres, finalement, la Commission a décidé d'entendre la victime », s'est réjoui Sandra Dion, jeudi, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale où une motion a été adoptée à l'unanimité par les députés pour appuyer sa démarche.

Son combat remporté, elle veut maintenant éviter que d'autres victimes livrent la même bataille. « Il faut tout simplement modifier une règlementation qui obligerait la Commission à prendre en considération la proximité de la victime lors d'un transfert de maison de transition. C'est quelque chose qui est simple et facilement réalisable pour que mon combat ne soit pas vain », réclame-t-elle.

« On veut que ce soit la norme maintenant que la victime soit considérée en premier avant le criminel », ajoute Bernard Lehré, le président de la Fraternité des policiers de la Ville de Québec, qui l'a appuyé tout au long de ses démarches.

La policière disait craindre pour sa vie si son agresseur, un homme atteint de troubles mentaux qui a été déclaré délinquant à contrôler, habite dans son quartier. En février, lorsqu'il est venu passer une journée à la maison Marcel-Caron, elle s'était exilée à Ottawa.

Elle reconnaît aujourd'hui que lorsqu'elle a commencé ses démarches en janvier 2012, elle ne pensait pas mener une si longue bataille. « Ça montre l'importance de dénoncer les choses absurdes. Mais je ne pensais pas que ça allait prendre autant de temps que ça », dit-elle.

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