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Le BAPE prend en main le dossier sur l'uranium

28/03/2013 01:41 EDT | Actualisé 27/05/2013 05:12 EDT

Le ministre de l'Environnement Yves-François Blanchet confie au Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) un mandat d'enquête et de consultation sur l'uranium.

Le ministre a également précisé jeudi que, d'ici à ce que le BAPE dépose son rapport, aucun certificat d'autorisation ne sera émis pour des projets d'exploration et d'exploitation d'uranium sur l'ensemble du territoire québécois.

Cette annonce, très attendue par les groupes environnementalistes et les Premières Nations, déçoit en partie ces opposants, comme les Cris, qui réclamaient un moratoire permanent.

Réunis dans la communauté abénakise d'Odanak, les chefs de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et Labrador (APNQL) ont adopté jeudi une résolution qui s'oppose fermement et définitivement à l'exploration et à l'exploitation de l'uranium.

« L'exploration et l'exploitation de l'uranium présentent des dangers majeurs et irréversibles pour nos populations, nos territoires et les ressources qu'ils contiennent. Les Premières Nations ont le devoir sacré de protéger leurs populations, leurs territoires et leurs ressources », a déclaré le chef de l'APNQL, Ghislain Picard.

De son côté, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et le Mouvement Vert Mauricie (MVM) s'inquiètent du fait que le gouvernement n'ait pas décrété un moratoire complet incluant la suspension des permis en cours.

Car les projets de certaines entreprises suscitent l'inquiétude chez les opposants. C'est notamment le cas du projet d'uranium de Matoush, dans les monts Otish, qui pourrait bien devenir la première mine d'uranium au Québec.

Le promoteur du projet, Ressource Strateco, tente de rassurer la population, alors que des médecins s'opposent à un projet similaire sur la Côte-Nord et qu'un débat sur le transport de matière radioactive sur le fleuve Saint-Laurent fait rage.

En septembre dernier, le prédécesseur de M. Blanchet, Daniel Breton, avait déjà évoqué la possibilité de soumettre l'ensemble de la filière de l'uranium à l'examen du BAPE.

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