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Nickel dans Limoilou : pas de danger à court terme, dit la Santé publique

27/03/2013 03:53 EDT | Actualisé 26/05/2013 05:12 EDT

Le directeur régional de santé publique de la Capitale-Nationale confirme que selon les données dont il dispose, les concentrations de nickel dans Limoilou sont bel et bien de quatre à cinq fois plus élevées que la norme, mais selon lui, la situation n'exige pas une intervention urgente et l'étude en cours permettra de déterminer les actions à prendre.

Le Dr François Desbiens a tenté de se faire rassurant, mercredi, auprès de la population qui s'inquiète de la présence de métaux dans l'air du quartier. « Les données dont nous disposons confirment la présence de métaux dans ces poussières. Nous en avons fait une évaluation sommaire et nous ne jugeons pas qu'il y ait une nécessité d'imposer des mesures urgentes immédiates », a indiqué le Dr Desbiens.

Il qualifie néanmoins les concentrations d'« élevées ». L'avis public sur lequel il travaille et qui doit être déposé d'ici un mois fera notamment la lumière sur les risques à moyen et long terme pour la santé de la présence de telle poussière de métaux dans l'air. « Une fois qu'on sait que les données sont au-dessus des valeurs de référence, quel est l'impact sur la santé pour la population? C'est une évaluation qui est exigeante et c'est ça qu'on est en train de faire », a précisé le Dr Desbiens.

À long terme, par exemple, l'exposition à des taux élevés de nickel peut être liée au développement de cancer. « Ce que la littérature nous dit, c'est qu'il y a un potentiel de cancer lors d'une exposition à long terme. Les instances scientifiques qui calculent ces effets calculent une exposition continue sur 70 ans et ils regardent la probabilité que sur un million de personnes exposées, on voit un certain nombre de cancers en excès », explique-t-il.

Le Dr Desbiens a mentionné avoir entre les mains les données du ministère de l'Environnement sur les taux de nickel depuis l'automne dernier. Les prélèvements révèlent aussi la présence d'oxyde de fer, de chrome et de baryum entre autres.

La Direction régionale de santé publique travaille avec différents partenaires pour produire son rapport. Elle a notamment demandé un appui scientifique à l'Institut national de santé publique du Québec.

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