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Le Z10 de BlackBerry réussira-t-il à sauver l'entreprise?

25/03/2013 01:26 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

Quelques jours après le lancement en grande pompe du nouveau téléphone multifonction Z10 de BlackBerry aux États-Unis, des analystes s'interrogent sur le succès du repositionnement de l'entreprise ontarienne, qui doit publier jeudi les données sur ses ventes mondiales et ses derniers résultats financiers.

Ce seront les premières données sur les ventes mondiales de BlackBerry depuis que le Z10 a été mis en vente, à commencer par le Royaume-Uni, en janvier dernier. Au Canada, le lancement s'est fait début février. Six semaines après le reste du monde, les Américains pouvaient enfin mettre la main sur le nouveau téléphone, vendredi dernier.

Les données s'arrêteront toutefois au 2 mars. Les ventes aux États-Unis, en Indonésie, en Espagne et au Nigeria, où les lancements ont été plus récents, ne seront donc pas prises en compte.

L'entreprise, qui s'appelait jusqu'à récemment Research in Motion, a perdu du terrain au profit de ses concurrents Samsung et Apple.

Certains analystes prévoient que BlackBerry pourrait avoir vendu environ 1 million d'appareils Z10 durant cette courte période. Toutefois, Tom Astle, de la firme Byron Capital Markets, croit que les ventes seront légèrement en deçà de ce chiffre. Il s'attend toutefois à un prix de vente par unité assez élevé, reflétant une forte demande, ce qui serait un bon signe pour l'entreprise, croit-il.

De son côté, Ehud Gelblum, analyste chez Morgan Stanley, avance que le nombre total d'abonnés de BlackBerry va diminuer en dépit de la sortie du Z10, parce que ce nouvel appareil ne peut compenser les chutes marquées des ventes des anciens appareils. Les parts de marché de BlackBerry vont continuer de baisser, selon lui.

Lors du lancement la semaine dernière aux États-Unis, le PDG de BlackBerry, Thorsten Heins, a déclaré qu'il trouvait l'iPhone d'Apple démodé, en comparaison du nouveau BlackBerry. Selon lui, le fait que le Z10 permette l'utilisation simultanée de plusieurs applications lui confère un avantage sur l'iPhone.

Un fonds d'investissement créé à Waterloo

Par ailleurs, la semaine dernière, les cofondateurs de BlackBerry, Mike Lazaridis et Doug Fregin, ont mis sur pied un fonds de 100 millions de dollars pour le développement et la commercialisation de l'informatique quantique.

Les deux hommes estiment que le fonds d'investissement Quantum Valley, établi à Waterloo, en Ontario, agira comme catalyseur de percées dans ce secteur en émergence qui pourrait révolutionner le monde des technologies de l'information.

Mike Lazaridis et Doug Fregin ont collaboré à la création de la compagnie Research In Motion.

M. Lazaridis a également déjà été un important acteur du Perimeter Institute for Theoretical Physics, à Waterloo, un institut de recherche d'envergure mondiale.

Les deux hommes croient que leur nouveau fonds servira de complément au travail de cet institut et qu'il pourrait mener à la création de nouvelles industries et d'emplois dans la région de Waterloo.

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