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Échangeur Turcot : Applebaum salue la décision de Québec, l'opposition est déçue

25/03/2013 01:49 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

Le maire de Montréal, Michael Applebaum, estime que le gouvernement a pris une décision « courageuse » en allant de l'avant avec le projet de réfection de l'échangeur Turcot compte tenu du contexte budgétaire, de l'ampleur du chantier et de l'urgence. Mais les chefs de l'opposition, Louise Harel et Richard Bergeron, y voient une copie du projet du gouvernement Charest avec quelques améliorations.

Pour le maire, il est clair que Québec est le « maître d'oeuvre » dans cette affaire. Il comprend que le projet ne fasse pas l'unanimité, mais souligne les bons points du plan présenté, soit les voies réservées et l'investissement de 50 millions de dollars pour la reconstruction de la rue Notre-Dame dans ce secteur.

« Pour moi, comme maire, je trouve que Québec a pris une décision en regardant la sécurité, le transport des personnes et aussi la marchandise dans la construction de Turcot. On est là pour les supporter et les aider pendant le processus. Quand on parle de l'urgence du projet, je pense que le gouvernement a pris une décision en fonction des meilleurs intérêts du Québec », a déclaré Michael Applebaum.  

Un tout autre point de vue

Pour sa part, le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a manifesté sa déception quant à l'annonce du gouvernement du Québec faite un peu plus tôt sur une série de mesures visant à accélérer la reconstruction de l'échangeur Turcot.

Richard Bergeron s'est dit déçu de la proposition du gouvernement, « qui s'en tient à la version initiale avec quelques mesures d'embellissement "cosmétiques", mais c'est à 99 % le même projet », décrète le chef de Projet Montréal.

« Le concept même est en faute. Le concepteur de ce projet, le secteur privé, avait intérêt à avoir le plan le plus complexe et le plus cher possible », ajoute Richard Bergeron, en faisant valoir que, pour le même prix, il y a moyen de maintenir l'infrastructure autoroutière et de réaménager le quartier.

« On s'est fait mener en bateau depuis le début par les firmes d'ingénieurs », dénonce Richard Bergeron.

La chef de Vision Montréal est plus nuancée

Louise Harel souligne les aspects intéressants du projet en matière de transport collectif. « Mais pour la population du Sud-Ouest, c'est très décevant. Il y aura toujours les remblais, les " murs de la honte ", qui vont diviser la population; c'est le même projet que le gouvernement Charest avait déposé »,dit-elle.

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