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Musharraf de retour au Pakistan malgré les menaces de mort

24/03/2013 03:19 EDT | Actualisé 23/05/2013 05:12 EDT

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf est de retour dans son pays après plus de quatre ans d'exil, défiant les menaces de mort à son endroit.

Parti de Dubaï, l'avion transportant l'ex-président, qui a été au pouvoir de 1999 à 2008, vient de se poser à Karachi.

Pervez Musharraf compte mener son parti aux élections générales du 11 mai prochain. Son retour s'effectue sous haute tension, car les talibans ont menacé de le tuer s'il revenait au Pakistan. L'ex-président a soulevé la colère de groupes islamistes pour s'être allié aux États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

« Je ne me sens pas nerveux, mais je suis préoccupé par certaines inconnues » liées au « terrorisme », à l'« extrémisme », aux « procédures judiciaires » [en cours contre lui, ndlr] et à « mon résultat aux élections », a déclaré M. Musharraf, 69 ans, avant de partir pour l'aéroport de Dubaï.

Pour son retour dans son pays, un grand rassemblement avec ses partisans était prévu sur la tombe du fondateur du Pakistan Mohammed Ali Jinnah, à Karachi, mais en raison des menaces, le rassemblement aura lieu à l'aéroport de la ville.

Lorsqu'il était président, Pervez Musharraf a survécu à trois attentats.

L'ancien général avait pris le pouvoir en 1999 après un coup d'État. Il avait été contraint de démissionner en 2008 après des législatives perdues par son parti. Depuis, il vivait en exil à Londres et à Dubaï.

S'il se présente comme une « alternative » en vue des élections du 11 mai, plusieurs observateurs estiment toutefois qu'il a perdu sa base électorale et ne serait pas un facteur lors du scrutin.

Pendant ce temps, sur le terrain, 17 soldats pakistanais ont été tués dans un attentat -suicide perpétré samedi dans une zone tribale du nord-ouest du pays, selon un nouveau bilan des militaires .

Le kamikaze a foncé avec son camion piégé sur un barrage de militaires dans le district du Waziristan du Nord, principal repaire des rebelles talibans pakistanais et de leurs alliés d'Al-Qaïda dans la région. L'attentat n'a pas été revendiqué.

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