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Le chef de l'opposition syrienne démissionne

24/03/2013 08:45 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

Le chef de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, a annoncé dimanche sa démission de son poste à la tête de la Coalition nationale, qui rassemble l'essentiel des groupes opposés au président syrien Bachar Al-Assad.

« J'avais juré au grand peuple syrien et devant Dieu que je démissionnerais si certaines lignes rouges étaient franchies », écrit-il dans un communiqué diffusé sur Facebook.

« Je tiens maintenant ma promesse et annonce ma démission de la Coalition nationale afin de pouvoir travailler avec la liberté qui fait défaut au sein des institutions officielles », poursuit-il.

M. Al-Khatib, un religieux modéré, ancien imam de la mosquée des Omeyyades de Damas, a été élu président de la toute nouvelle Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution en novembre dernier. Il était le seul candidat en lice.

La Coalition a été formée à Doha sous la pression de la communauté internationale qui avait appelé les opposants au régime de Damas à s'unir.

Une opposition divisée

En janvier, Ahmed Moaz al-Khatib avait annoncé sur sa page Facebook qu'il était prêt à dialoguer, sous conditions, avec les représentants du régime. Cet appel avait provoqué une réaction virulente de plusieurs membres de la Coalition nationale syrienne, révélant les divisions au sein de l'opposition.

Des rumeurs circulaient d'ailleurs depuis quelques jours faisant état de sa démission imminente en raison de la gravité des dissensions.

Ahmed Moaz al-Khatib aurait également été opposé à la nomination d'un premier ministre rebelle d'intérim. Ghassan Hitto, homme d'affaires formé en Occident, a été choisi le 19 mars dernier par des responsables de la Coalition. Mais au lendemain de sa nomination, neuf de ses 62 membres ont suspendu leur participation aux structures du mouvement, jugeant l'élection illégitime.

L'Armée syrienne libre (ASL) a également fait savoir dimanche qu'elle ne reconnaissait pas le premier ministre rebelle, citant l'absence de consensus.

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