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Contrôle des armes : le maire de New York et la NRA comptent sur les électeurs

24/03/2013 08:24 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT

Les leaders des deux camps dans le débat national sur les armes à feu, aux États-Unis, ont pressé dimanche les électeurs de faire connaître leur position aux législateurs en prévision de votes importants, le mois prochain au Congrès.

Les votes en question détermineront si les partisans des armes à feu réussiront à faire dérailler les efforts de renforcement des contrôles dans ce dossier, et ce même après le massacre dans une école du Connecticut.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, et le président-directeur général de la National Rifle Association (NRA), Wayne LaPierre, ont affirmé que leurs points de vue opposés sur les armes à feu recueillent chacun l'appui d'une très forte majorité d'Américains.

Les deux parties considèrent que les deux prochaines semaines seront vitales dans le cadre de ce débat, lorsque les parlementaires rentreront dans leurs circonscriptions pour écouter les avis de leurs électeurs, en prévision du vote du Sénat, prévu le mois prochain, sur un projet de loi sur le contrôle des armes à feu. Ce projet a été présenté en réponse à la fusillade survenue en décembre dans une école de Newtown, au Connecticut, qui a fait 20 morts chez les jeunes élèves et six autres victimes au sein du personnel adulte.

M. Bloomberg, un ancien républicain devenu indépendant, vient d'engloutir 12 millions de dollars US dans diverses publicités télévisées et pour réaliser des appels automatisés dans 13 États, afin de demander aux électeurs d'exiger de leurs sénateurs qu'ils adoptent une loi forçant des vérifications universelles des antécédents pour tous les acheteurs d'armes.

Selon M. Bloomberg, l'incapacité du Congrès d'agir pour renforcer les contrôles sur les armes à feu serait une « grande tragédie ». Selon lui, 90 % des Américains et 80 % des membres de la NRA sont en faveur de vérifications d'antécédents.

M. LaPierre soutient de son côté que de telles vérifications sont une « prémisse malhonnête » puisque les dossiers de santé mentale ne sont pas présents dans les bases de données, et que les criminels ne se soumettront pas aux vérifications. Selon lui, ces vérifications « ralentissent les gens respectant la loi et ne font rien pour les autres ».


Associated Press

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