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Anniversaire du désastre de l'Exxon Valdez: 24 ans plus tard, une publicité anti-Northern Gateway voit le jour

24/03/2013 06:55 EDT | Actualisé 24/05/2013 05:12 EDT
AP
FILE - In this April 4, 1989 file photo, the grounded tanker Exxon Valdez, left, unloads oil onto a smaller tanker, San Francisco, as efforts to refloat the ship continue on Prince William Sound, 25 miles from Valdez, Alaska. Indian company Best Oasis that dismantles old ships has bought the notorious Exxon Valdez, the tanker involved in one of the worst oil spills in U.S. history, a company official said Friday, March 28, 2012. The company's official said Friday that the vessel is most likely headed for the scrap yard. (AP Photo/File)

VANCOUVER - La date du 24 mars 1989 demeure un mauvais souvenir dans l'esprit des écologistes et des communautés côtières, témoins d'une marée noire catastrophique dans les eaux de la Baie du Prince William, en Alaska.

Le désastre de l'Exxon Valdez fut l'un des pires déversements pétroliers de l'histoire et, 24 ans plus tard, un groupe des Premières Nations de la Colombie-Britannique brandit l'exemple de la tragédie pour affirmer que le projet d'oléoduc Northern Gateway ne devrait pas aller de l'avant.

Les eaux de la province ne sont pas l'endroit où faire circuler des superpétroliers pour exporter de l'or noir vers les marchés asiatiques, selon le directeur exécutif de l'organisme Coastal First Nations, Art Sterritt.

M. Sterritt a mis sur pied une campagne de publicité sur les médias sociaux et à la télévision, dimanche, pour commémorer le déversement de l'Exxon Valdez et offrir une «alternative» aux publicités favorables à l'oléoduc par Enbridge, l'entreprise responsable du controversé projet.

Enbridge a lancé un blitz médiatique de plusieurs millions de dollars en mai dernier, pour vendre au public les avantages économiques de l'oléoduc et des procédures de sécurité de la compagnie pour éviter les déversements pétroliers.

Selon Paul Stanway, gestionnaire du projet Northern Gateway, l'entreprise a dépensé moins de 5 millions $ pour promouvoir l'oléoduc, qui permettrait d'expédier du pétrole des sables bitumineux albertains à Kitimat, en Colombie-Britannique.

Le message publicitaire de deux minutes des Premières Nations débute avec une séquence audio qui rappelle la conversation entre l'équipage de l'Exxon Valdez et le centre de contrôle lors des premières minutes ayant suivi l'accident du pétrolier.

Suivent des photos et des vidéos de la nature recouverte de pétrole, sur la musique de la pièce «The Sound of Silence» de Paul Simon.

«Ne soyez pas silencieux, peut-on lire dans le message. Votez pour une côte libre de pétrole.»

La publicité affirme qu'un déversement similaire coûterait aujourd'hui 21,4 milliards $ aux contribuables de la Colombie-Britannique, en plus de détruire 4300 emplois dans les secteurs du tourisme et de la pêche.

Si le déversement en Alaska a coûté près de 2 milliards $ lors des premières années, les coûts non-monétaires ont été aussi élevés. Certaines populations d'animaux et de poissons ne s'en sont jamais remises.