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République centrafricaine : les rebelles aux portes de Bangui

23/03/2013 02:35 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

En République centrafricaine, les rebelles opposés au gouvernement du président François Bozizé seraient aux portes de la capitale, toutefois protégée par les forces sud-africaines.

Un porte-parole du Séléka, la coalition de rebelles, ainsi que le ministère français des Affaires étrangères, ont confirmé que les milices étaient à quelques kilomètres seulement de Bangui.

Plus tôt cette semaine, le Séléka avait annoncé qu'il rompait la trêve prévue dans les accords de Libreville, cessez-le-feu conclu en janvier après des semaines d'affrontements. Il accuse le président de ne pas respecter les accords en tardant en mettre en place les réformes promises.

Les rebelles ont dit ne pas avoir rencontré de réelle résistance de la part des forces armées centrafricaines sur leur chemin. Une source de la force régionale de maintien de la paix a toutefois confié qu'un hélicoptère de l'armée avait atteint les positions rebelles.

Un porte-parole du gouvernement a également démenti l'arrivée imminente des rebelles, priant les habitants de Bangui de ne pas céder à la panique.

« Le président Bozizé est disposé à faire la paix et non à faire couler le sang. Il tend toujours la main au Séléka, » a lancé le porte-parole sur les ondes de la radio nationale.

Fébrilité dans la capitale

Selon des habitants de Bangui, des centaines de citoyens ont commencé à tenter de quitter la ville, traversant le fleuve Oubangui, qui constitue la frontière avec la République démocratique du Congo voisine.

Des partisans du président auraient aussi été vus en train de préparer des barrages dans la ville, pour défendre Bangui des rebelles. Certains étaient apparemment armés.

Le président Bozizé était en Afrique du Sud vendredi, afin de négocier un renforcement des troupes sud-africaines venues participer, selon le ministère de la Défense, à la formation de l'armée centrafricaine.

L'ONU inquiète

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu une réunion d'urgence sur la situation en République centrafricaine, vendredi. Il a exprimé son inquiétude quant à l'avancée des rebelles et affirmé que ceux qui se rendent coupables d'exactions envers les populations civiles seront jugés pour leurs actes.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé les deux parties à respecter les accords de Libreville afin de ne pas mettre en péril la sécurité des populations civiles.

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