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Chypre : réunion de la dernière chance

23/03/2013 01:37 EDT | Actualisé 22/05/2013 05:12 EDT

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, est à Bruxelles pour reprendre ses négociations « très délicates » avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) pour établir un plan de sauvetage de l'économie de l'île.

Cette rencontre se déroule quelques heures avant une réunion décisive des ministres des Finances de la zone euro qui doivent tenter de boucler le plan de sauvetage pour Chypre. Christine Lagarde, directrice du FMI, et Mario Draghi, président de la BCE, participeront à cette rencontre qui doit débuter à 18 h heure locale (13 h HAE).

Chypre s'est entendue samedi avec les bailleurs de fonds sur quelques points, notamment sur la création d'une taxe exceptionnelle de 4 % sur les dépôts bancaires supérieurs à 100 000 euros (133 000 $). Le gouvernement avait pourtant rejeté cette même taxe il y a quelques jours.

La veille, le gouvernement chypriote a approuvé neuf projets de loi qui permettront notamment de restructurer les banques, de limiter les transactions financières en temps de crise et de créer un fonds de solidarité.

Malgré les progrès, l'agence de presse du pays citait samedi un haut responsable du gouvernement non identifié qui critique l'attitude « rigide » du FMI lors des négociations. Ce responsable soutient que le Fonds monétaire international formule « chaque demi-heure une nouvelle exigence ».

Chypre a reçu l'ordre de réunir 5,8 milliards d'euros (7,7 milliards de dollars) afin d'avoir accès à un prêt d'urgence de 10 millions d'euros (13,3 milliards de dollars) de la part de pays européens de la zone euro et du FMI. Si elle n'y parvient pas, la BCE coupera lundi les vivres aux banques, qui doivent rouvrir mardi après 10 jours de fermeture.

Sans son soutien, les institutions bancaires de Chypre pourraient s'effondrer mardi, acculant le pays à la faillite et l'obligeant probablement à quitter la zone euro.

Les parlementaires de l'île ont déjà rejeté un premier plan qui proposait de saisir jusqu'à 10 % de l'argent se trouvant dans les comptes bancaires des citoyens et cherchent désespérément une solution de rechange.

Samedi, des milliers d'employés des institutions bancaires chypriotes ont manifesté dans le centre-ville de la capitale, Nicosie. Craignant de perdre leur travail, les manifestants exigeaient la démission du président Nicos Anastasiades.

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