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« Il ne vient pas en talons hauts » - Therrien

22/03/2013 03:14 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

On ne sait pas si Michel Therrien souhaitait dévier l'attention portée sur P.K. Subban vers d'autres joueurs, vendredi, mais il y est certainement parvenu quand est venu le temps de parler de Brendan Gallagher.

« Il amène sa boîte à lunch et ses bottes de travail. Il ne vient pas ici avec des souliers à talons hauts. »

L'hilarité a évidemment suivi sa phrase. Et son commentaire n'a pas manqué de donner une raison de plus à Gallagher d'afficher son éternel sourire.

« Non, je n'ai jamais porté de talons hauts, je n'ai aucune idée d'où ça vient, a lancé l'attaquant recrue. Même à l'Halloween, je ne marcherais pas avec des talons, je vous le promets! »

Les enseignements du paternel

Avant sa boutade, Therrien avait toutefois livré des commentaires moins colorés, mais tout aussi pertinents.

« C'est un plaisir de diriger un jeune comme ça. Ses habitudes de travail sont A+. Il a tellement de passion pour le hockey. Il apprend beaucoup, il est très respectueux, il apprend beaucoup de ses coéquipiers et il est aimé de tout le monde. Comment ne veux-tu pas aimer un p'tit gars comme ça? Il a toujours le sourire au visage et il vient pour travailler. »

Ce côté travaillant est l'aspect qui saute aux yeux dans le jeu de Gallagher. Les collisions avec le gardien adverse et les mêlées autour du filet sont souvent le résultat du numéro 11. Les marques dans son visage trahissent sa propension à aller dans « les endroits malpropres », pour traduire l'expression consacrée en anglais.

« Mon seul moyen de connaître du succès est de travailler fort, estime-t-il. Quand j'étais plus jeune, mon père ne tardait pas à me le dire si je ne travaillais pas assez fort. Il me le disait dans la voiture en quittant l'aréna. Au match suivant, je travaillais toujours plus fort. Et il n'a pas changé. Il n'a pas peur de me le dire si je ne travaille pas assez! »

Du 5e tour au Calder?

Comme Subban pour le trophée Norris, le nom de Gallagher commence à être murmuré parmi les candidats aux honneurs individuels. Dans son cas, sa candidature pour le trophée Calder devient de plus en plus sérieuse. Plus tôt ce mois-ci, le réseau ESPN le plaçait 2e dans un palmarès des recrues.

Avec 18 points, il vient au 3e rang des joueurs débutants de la LNH, mais le meneur, Cory Conacher (22), a considérablement ralenti en mars. Reste Jonathan Huberdeau, auteur de 20 points, mais qui a disputé 5 matchs de plus.

Gallagher occupe aussi le 2e rang des recrues avec un différentiel de +10, derrière le défenseur des Kings Jake Muzzin (+13).

Mais Gallagher n'est pas louangé pour son attitude sans raison...

« Je ne joue pas pour les honneurs. C'est un cliché, mais c'est réellement ce que je crois. Je ne pense pas à ça. »

Le simple fait de faire partie du débat indique toutefois qu'il a déjoué bien des pronostics, évidemment basés sur sa petite taille, et qui l'ont forcé à attendre au 147e rang du repêchage de 2010 avant d'entendre son nom. Mais là aussi, Gallagher dit les bonnes choses.

« Je l'ai déjà dit assez souvent. Je ne joue pas pour ceux qui m'ont rabaissé, je joue pour ma famille, mes amis et ceux qui ont cru en moi. Je ne me suis jamais préoccupé de ceux qui ne croyaient pas en moi. »

Le dernier choix de cinquième tour à avoir remporté le Calder est le gardien Andrew Raycroft, en 2004. Comme quoi une saison ne fait pas une carrière...

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