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Montréal soumet son dilemme de nids-de-poule à la population

22/03/2013 02:20 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT

L'administration montréalaise est aux prises avec un épineux problème qu'elle demande à ses concitoyens de résoudre.

Forcée de colmater les nids-de-poule qui font leur apparition dans les rues de la ville chaque printemps, l'administration doit s'approvisionner en asphalte auprès de certaines entreprises sur lesquelles planent des allégations de malversations.

Que faire? Aller de l'avant, quitte à confier les contrats à des entreprises dont la probité est remise en question, ou reporter les travaux et laisser proliférer les nids-de-poule dès le 15 avril?

Le maire Michael Applebaum a lancé une consultation publique pour que les Montréalais se prononcent en ligne. Les élus devront ensuite voter sur l'octroi des contrats.

M. Applebaum a fait connaître sa préférence pour la première solution. « Je pense que la sécurité des citoyens doit être notre priorité absolue et, lorsqu'il y a des trous un peu partout sur nos routes qui sont causés par le gel et le dégel, c'est dangereux pour les automobilistes, les cyclistes et les piétons », plaide le maire. « C'est pourquoi le président du comité exécutif et moi-même espérons convaincre nos collègues de voter en faveur de ce contrat grâce à l'aide des Montréalais. »

Le lancement d'un appel d'offres pour pourvoir la Ville en asphalte, en janvier dernier, est à l'origine de ce dilemme. Le contrat de 5 millions de dollars a été réparti entre sept entreprises, selon leur situation géographique. Le problème, c'est que certaines d'entre elles ont vu leur réputation entachée par des articles et des allégations, mettant l'administration montréalaise devant un dilemme difficile.

Une situation « grotesque », selon Union Montréal

Le chef d'Union Montréal, Richard Deschamps, convient que la réparation des nids-de-poule « n'est pas une option », mais il considère que le maire Applebaum fait preuve d'un manque de leadership en refilant la décision aux citoyens.

Qualifiant l'exercice d'« inutile » et de « grotesque », M. Deschamps souligne que n'importe qui peut répondre au sondage, y compris les gens qui ne résident pas à Montréal. « Comment [le maire] gérera-t-il l'opinion publique? » se demande-t-il par voie de communiqué.

« Chaque année, le problème des nids-de-poule exaspère la population qui s'attend à ce que cette situation récurrente soit réglée rapidement », affirme M. Deschamps.

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