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Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse dans le cadre de l'affaire Bettencourt

21/03/2013 05:30 EDT | Actualisé 21/05/2013 05:12 EDT
AFP

NICOLAS SARKOZY - Nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt: Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse, suite à la confrontation qui l'a opposé à l'ex-majordome de la milliardaire, jeudi 24 mars.

Thierry Herzog, son avocat, a dénoncé une "décision incohérente et injuste".

L'ancien président était convoqué dans l'après-midi au palais de justice de Bordeaux pour une confrontation avec l'ancien majordome de Liliane Bettencourt, mais aussi avec plusieurs membres du personnel de la milliardaire, selon son avocat.

L'objectif de cette rencontre était destinée à vérifier combien de fois l'ancien président a pu se rendre au domicile de l'héritière de L'Oréal pendant sa campagne présidentielle de 2007, et s'il l'a rencontrée à cette occasion, ont précisé dans l'après-midi des sources proches du dossier.

Que risque Nicolas Sarkozy? Selon la loi, une personne accusée d'abus de faiblesse encoure jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 9000 euros d'amendes au maximum. Cette peine est accompagnée d'une interdiction d'exercer dans la fonction publique.

Placé sous le statut de témoin assisté en novembre

Placé sous le statut de témoin assisté, sur fond de soupçon de financement illicite de l'UMP, Nicolas Sarkozy n'est pas (encore) directement mis en cause dans cette affaire aux multiples ramifications. En novembre dernier, Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, avait pourtant affirmé que l'affaire Bettencourt "n'existait plus" et qu'il ne devait plus être convoqué par la justice, après avoir été placé sous le statut de témoin assisté.

Le majordome de Liliane Bettencourt, Pascal Bonnefoy, avait enregistré clandestinement dans le salon de celle-ci, de mi-2009 à mi-2010, les conversations qui s'y tenaient. Le 18 mai 2010, il avait porté à Françoise, la fille de la milliardaire, 28 CD, fruit de ces écoutes, jugeant qu'ils pouvaient lui être utiles alors qu'elle poursuivait pour abus de faiblesse sur sa mère le photographe François-Marie Banier.