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Nouveau budget d'austérité pour la Grande-Bretagne

20/03/2013 11:57 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT

Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a dévoilé mercredi un nouveau budget d'austérité, tout en repoussant à 2017-2018 son objectif de réduire la dette publique, soit un an plus tard que prévu.

Refusant d'emprunter plus pour relancer la croissance, dont les prévisions ont été réduites de moitié pour 2013, M. Osborne investira 3 milliards de livres (4,7 milliards de dollars) dans les infrastructures grâce à de nouvelles coupes dans les budgets des ministères. Les portefeuilles de la Santé et de l'Éducation seront toutefois épargnés.

Le ministre des Finances a par ailleurs annoncé de nouvelles mesures en faveur de l'achat de logements, pour relancer le marché immobilier. Afin de soutenir les entreprises, l'impôt sur les sociétés sera de son côté réduit de 1 %, pour se retrouver à 20 %.

Quant aux ménages, ils pourront bénéficier un an plus tôt que prévu d'une suppression de l'impôt sur les 10 000 premières livres de revenu annuel, ainsi que d'un abandon de la hausse de la taxe sur les carburants, qui était prévue en septembre, en plus d'une baisse de la taxe sur la bière, « d'un penny par pinte ».

George Osborne a souligné devant la Chambre des communes qu'il restait encore « beaucoup à faire » pour venir à bout de l'importante dette publique, héritée essentiellement du sauvetage des banques durant la crise financière, alors que la prévision officielle de croissance pour 2013 a été réduite mercredi à 0,6 %. On évaluait cette croissance à 1,2 % en décembre. L'an prochain, la croissance devrait s'inscrire à 1,8 %. On prévoyait 2 % en décembre.

Le ministre a cependant assuré que le pays devrait retrouver la croissance au premier trimestre, et éviter ainsi sa troisième récession depuis le début de la crise en 2008.

Le chancelier de l'Échiquier a par ailleurs annoncé une révision du mandat de la Banque d'Angleterre, avant l'arrivée cet été de son nouveau gouverneur, le Canadien Mark Carney, afin de permettre à la « politique monétaire de jouer un rôle plus actif pour soutenir l'économie ». Il a confirmé « la primauté de la stabilité des prix et de l'objectif d'inflation dans le cadre de la politique monétaire de la Grande-Bretagne », tout en donnant la possibilité à la banque centrale de recourir à des instruments monétaires non conventionnels.

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