POLITIQUE

N'en déplaise à Philippe Couillard, Ottawa ne veut pas parler de Constitution

20/03/2013 03:11 EDT | Actualisé 20/05/2013 05:12 EDT
PC

OTTAWA _ Le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, pourrait avoir de la difficulté à trouver un interlocuteur à Ottawa qui voudra discuter avec lui de la possibilité de voir le Québec adhérer à la Constitution canadienne.

Deux ministres conservateurs québécois semblent vouloir éviter à tout prix de discuter de cet enjeu controversé.

Le gouvernement conservateur s'occupe de l'économie, a lancé mercredi le ministre Christian Paradis, au sujet de ce désir de M. Couillard. L'économie est ce qui préoccupe les Québécois, a-t-il ajouté, répétant la ligne utilisée lorsque la moindre allusion à la rouverture des débats constitutionnels fait surface.

Denis Lebel, le ministre des Transports qui a récemment hérité des Affaires intergouvernementales et qui serait pourtant l'interlocuteur de Québec dans ce dossier, n'a guère été plus bavard.

Questionné sur cette possibilité, il a répliqué qu'Ottawa va continuer à faire ce qu'il fait actuellement, et qu'il est trop tôt pour spéculer sur quoi que ce soit, le nouveau chef libéral venant à peine d'être élu.

Quant au chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae, il est plus ouvert à la question. Laissant la porte ouverte, il croit que des discussions sont bienvenues, même si elles sont difficiles.

M. Couillard a tenu ces propos lors de son premier discours après son élection comme chef. Il a soulevé l'ire du Parti québécois notamment en suggérant que la signature de Québec pourrait être apposée au bas de la Constitution, sans avoir consulté la population.

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