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Montréal, intéressée ou pas?

20/03/2013 03:45 EDT | Actualisé 19/05/2013 05:12 EDT

La communauté d'affaires montréalaise est curieuse de connaître l'opinion de ses membres et du public sur l'éventualité d'un retour du baseball majeur dans la métropole québécoise. Si bien que des gens d'affaires ont partagé les coûts d'une vaste étude de faisabilité commandée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Des 400 000 $ que coûtera cette étude, la communauté d'affaires défraiera 200 000 $. Le reste sera payé par la CCMM. L'identité des personnes ou compagnies impliquées dans cette étude n'a pas été divulguée.

Projet Baseball Montréal, le groupe fondé par l'ancien joueur des Expos Warren Cromartie l'an dernier, s'est associé à la CCMM pour annoncer mercredi le lancement de cette étude de faisabilité afin de déterminer si le retour du baseball à Montréal est envisageable.

La CCMM, par le biais de son président Michel Leblanc, a ensuite présenté Cromartie aux gens d'Ernst & Young et du cabinet d'avocats montréalais BCF, qui ont été greffés au projet.

Le but de l'exercice est de mesurer l'intérêt de la population et de la communauté d'affaires. À cet effet, le groupe a commandé deux sondages auprès de la firme Léger Marketing, un pour le public, l'autre pour les gens d'affaires.

L'étude vise aussi à déterminer quel site serait le plus propice à accueillir un nouveau stade ou si le Stade olympique pourrait être une solution, bien qu'on admette que le baseball majeur privilégie des stades situés au centre-ville pour ses équipes.

D'ailleurs, le groupe de Cromartie est déjà entré en communication avec le baseball majeur. Sans être spécifique, ce dernier affirme que la réponse qu'il a reçue a été positive.

La CCMM compte livrer les résultats de son étude à l'automne. Si jamais la réponse était encourageante et qu'on allait de l'avant avec la construction d'un stade, pas question, pour l'instant, de demander des fonds publics: le souhait du groupe est que ce projet soit piloté ar le secteur privé.

Cromartie, qui a évolué pour les Expos de 1974 à 1983, n'en démord pas : Montréal est une ville du baseball majeur et il en fait sa « mission » d'y ramener une équipe.

Il estime d'ailleurs que la situation a bien changé depuis le départ des Expos, en 2004. Il cite notamment la parité relative des dollars canadien et américain, le meilleur partage des revenus au baseball majeur, l'implantation d'une quatrième et, depuis l'an dernier, d'une cinquième équipe en séries éliminatoires et l'avènement des réseaux sociaux, qui permettent un rapprochement entre les joueurs et les partisans, qu'il était impossible d'envisager il y a neuf ans.


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