QUÉBEC - Craignant de susciter une controverse, le député de Québec solidaire Amir Khadir renonce à déposer une motion pour souligner le décès de l'ex-felquiste Paul Rose.

M. Khadir avait exprimé jeudi son intention de soumettre une proposition à l'Assemblée nationale, afin que les parlementaires puissent s'exprimer.

L'attaché de presse Christian Dubois a cependant affirmé vendredi que le député a changé d'idée après avoir spontanément décidé de présenter cette motion.

Avec cette procédure parlementaire courante, M. Khadir souhaitait offrir des condoléances à la famille de l'ex-felquiste, reconnu coupable de l'enlèvement et du meurtre de l'ex-ministre libéral Pierre Laporte, des événements au coeur de la Crise d'octobre 1970.

M. Dubois a expliqué que M. Khadir a renoncé à sa motion par respect pour les familles de M. Rose et de M. Laporte.

«C'est un sujet qui ravive quand même des blessures importantes au Québec et ça va créer une controverse, a-t-il dit. Par respect pour les familles impliquées, de Paul Rose et Pierre Laporte, c'est plus sage de ne pas déposer de motion.»

Jeudi, M. Khadir avait exprimé son intention lors d'une entrevue avec La Presse Canadienne, où une réaction au décès de M. Rose lui avait été demandée.

Le député avait critiqué le silence des péquistes, qui n'ont pas commenté le décès de l'ex-felquiste.

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  • Une photo de James Cross prise par les activistes du FLQ qui l'avaient kidnappé le 10 octobre 1970 devant sa résidence de Saint-Lambert.

  • Le 13 octobre 1970, Pierre Elliott Trudeau parle pour le première fois de la Loi sur les mesures de guerre aux journalistes Tim Rafle (à droite) et Peter Reilly (au centre).

  • Pierre Elliott Trudeau tape sur le toit de sa Cadillac blindée, après avoir évoqué, le 13 octobre 1970, la Loi sur les mesures de guerre à la Chambre des communes.

  • Un policier de la GRC et un soldat marchent sur la colline parlementaire le 14 octobre 1970, alors que les mesures de sécurité ont été renforcées à Ottawa.

  • Des militaires consultent une carte au moment de quitter la résidence du ministre du Travail Bryce Mackasey. Tous les membres du gouvernement ont bénéficié d'une protection renforcée à compter du 13 octobre 1970.

  • Dans les rues de Montréal, le 15 octobre 1970.

  • Scène de rue à Montréal, le 15 octobre 1970.

  • Après le rapt du ministre québécois du Travail, Pierre Laporte, et du diplomate britannique James Cross, c'est la première fois dans l'histoire du Canada que la Loi sur les mesures de guerre est évoquée en temps de paix.

  • Pierre Elliott Trudeau lors de son entrée à la Chambre des communes, le 16 octobre 1970, pour justifier le recours à la Loi sur les mesures de guerre.

  • Des militaires patrouillent devant le domicile de James Cross, le 16 octobre 1970.

  • Un présumé souverainiste lève le poing alors qu'il est emmené, le 16 octobre 1970, par la police pour être interrogé au poste.

  • Un jeune soldat canadien sur la colline parlementaire le 17 octobre 1970, au lendemain de l'adoption de Loi sur les mesures de guerre.

  • Des renforts arrivent à Montréal le 18 octobre 1970.

  • Le premier ministre Robert Bourassa et son épouse se recueillent devant la dépouille de Pierre Laporte, dont le FLQ a annoncé la mort le 17 octobre 1970.

  • Le ministre québécois de la Justice Jérôme Choquette vient saluer, le 18 octobre 1970, la mémoire de Pierre Laporte dont le corps était exposé dans le hall du palais de justice de Montréal.

  • Les obsèques de Pierre Laporte ont été célébrées le 20 octobre 1970 à la basilique Notre-Dame.

  • Paul Rose, à sa sortie du palais de justice de Montréal, le 7 janvier 1971.

  • Jacques Rose, après sa mise en accusation prononcée le 7 janvier 1971.