Les pires et les meilleurs choix pour la santé au menu de la cabane à sucre

Publication: Mis à jour:

Lorsque la sève réussit à couler à nouveau dans les érables de notre belle province, c’est signe que la température s’adoucit et que le printemps approche enfin. Ça annonce aussi le retour tant attendu des classiques de la cabane à sucre. Mais que se cache-t-il dans vos mets préférés?

Comme le temps des fêtes, plusieurs prétendent que ça n’arrive qu’une fois par année, il n’est pas nécessaire de trop s’en faire en ce qui a trait à la teneur en calories, en gras, en sucre et en sodium. Mais, si vous y allez quelques fois plutôt qu’une et que vous n’êtes pas adeptes des brûlements d’estomac, malaises digestifs et troubles du sommeil, vous serez sûrement tenter à mettre la pédale douce sur certains de ces plats, vu leur profil nutritionnel.

tableausucre

Si les besoins en énergie d’un adulte plutôt sédentaire sont d’environ 2 000 kcal par jour, ceci représente les trois quarts de son apport en calorie total, alors que cela n’est qu’un repas « normal » de cabane à sucre sans les à-côtés, comme les pommes de terre, les marinades, les cretons et autres. Et considérant la popularité des cabanes qui ajoutent du foie gras partout et qui présente des assiettes d’ogre pour couronner le tout, ces valeurs nutritionnelles risquent d’être bien plus élevées que celles du tableau.

Sur le plan du sodium dans ce repas, l’apport maximal tolérable est de 2300 mg par jour. Du côté des lipides, elles devraient représenter un maximum de 30% de l’énergie totale. Dans ce cas-ci, 69 g représente 31% de 2000 kcal. Par rapport aux glucides, c’est surtout au niveau des sucres ajoutés que ça ce gâte. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les sucres ajoutés ne devraient pas dépasser 10% de l’énergie totale, c’est-à-dire 50 g de sucres. Même si ce n’est pas la totalité des glucides présents dans ce repas qui sont des sucres ajoutés, le sirop, la tire et la tarte dépassent largement les apports recommandés. Aussi bien dire que le mal est fait.

Surprenant? Le menu est majoritairement composé de gras, de sucre et de sel. Il ne faudrait pas rêver en couleurs. Est-ce qu’on fuit la cabane pour autant? Pas du tout! Si ça n’arrive effectivement qu’une fois par année, gâtez-vous. De toute façon, rien ne vous empêche de prendre de plus petites portions. Et sachez aussi que vous n’êtes pas obligés de prendre le menu au complet. Votre corps vous en remerciera.

À lire aussi sur le HuffPost Québec

Close
La cabane urbaine de Montréal
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Suggérer une correction