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Le conclave s'ouvrira au Vatican au début de la semaine prochaine

08/03/2013 07:36 EST | Actualisé 08/05/2013 05:12 EDT

VATICAN, État de la Cité du Vatican - Les cardinaux ont fixé à mardi la date du début du conclave pour élire le prochain pape, signalant ainsi qu'ils mettent un terme à une semaine de discussions sur les problèmes de l'Église et sur le meilleur candidat pour s'y attaquer.

La date du début du conclave a été annoncée vendredi après-midi lors du vote du Collège des cardinaux.

La journée de mardi commencera par une messe le matin à la basilique Saint-Pierre, puis par un premier tour de scrutin dans l'après-midi.

Au cours des 100 dernières années, aucun conclave n'a duré plus de cinq jours.

Il ne semble pas y avoir de candidat dominant dans cette élection, et la dernière semaine de délibérations a exposé les profondes divisions entre les cardinaux sur certains problèmes pressant auxquels l'Église doit faire face, dont la gouvernance du Saint-Siège.

Le cardinal américain Timothy Dolan, considéré comme l'un des «papabili», a déclaré vendredi sur son blogue que la plupart des discussions à huis clos entre les cardinaux avaient porté sur l'évangélisation et l'enseignement de la foi catholique, la tenue des hôpitaux et des écoles catholiques, la protection des familles et des enfants à naître, ainsi que sur le soutien aux prêtres.

«Ce sont les "grandes questions"», a-t-il écrit. «C'est peut-être difficile à croire pour vous, puisque la rumeur veut que nous ne parlions que de corruption au Vatican, d'agressions sexuelles et d'argent. Ces sujets ont-ils été abordés? Oui! Ont-ils dominé les discussions? Non!»

Plus tôt cette semaine, les cardinaux américains avaient réclamé plus de temps pour discuter des dysfonctionnements et de la corruption dans la gouvernance du Saint-Siège, des faits exposés par des fuites de documents du Vatican l'an dernier.

Mais jeudi après-midi, le cardinal Roger Mahony, de Los Angeles, a écrit sur Twitter que les discussions arrivaient «à leur conclusion» et qu'une certaine «excitation» s'était emparée des cardinaux.

Les cardinaux établis au Vatican souhaitaient que les discussions prennent fin rapidement, probablement pour limiter la possibilité que les problèmes du Saint-Siège soient exposés au grand jour.

Selon des analystes du Vatican et même certains cardinaux, la liste de «papabili», soit les candidats ayant le plus de chances d'être élus pape, est pratiquement inchangée depuis l'annonce de la résignation de Benoît XVI. Mais certains médias ont laissé entendre qu'avec les problèmes de gouvernance qui semblent avoir beaucoup d'importance dans ce conclave, les cardinaux pourraient envisager d'élire une équipe informelle composée d'un pape et de son secrétaire d'État.

Le secrétaire d'État du Vatican est principalement responsable de la gestion courante des affaires du Saint-Siège. Habituellement, il n'est pas élu mais nommé par le souverain pontife.

Les cardinaux ont par ailleurs convenu vendredi d'exempter deux de leurs collègues âgés qui avaient annoncé leur absence au conclave: le cardinal Julius Darmaatjadja, archevêque de Jakarta, est malade, tandis que le cardinal écossais Keith O'Brien a démissionné la semaine dernière après avoir admis des inconduites sexuelles.

Cette formalité fixe donc à 115 le nombre de cardinaux électeurs. Une majorité des deux tiers, soit 77 cardinaux sur 115, est requise pour élire le prochain pape.

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