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La vie sans Suter

07/03/2013 08:38 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT

Chaque jour qui passe permet de mieux comprendre pourquoi les Predators de Nashville ont égalé l'offre hostile de 14 ans déposée par les Flyers de Philadelphie à Shea Weber.

Un texte de Guillaume Lefrançois

C'est que les Predators semblent incapables de se remettre du départ de Ryan Suter en cette première moitié de saison. S'il avait fallu qu'ils perdent l'autre moitié de leur duo dynamique de défenseurs...

Après 23 matchs, les Predators (9-9-5) viennent au 11e rang de l'Association de l'Ouest, mais dans un classement si serré (trois points les séparent de la 4e place), leur position n'est pas source d'inquiétude. Même s'ils viennent de subir cinq défaites en six matchs. L'équipe conclura sa saison avec 12 de ses 18 derniers matchs à la maison et pourra alors se reprendre.

C'est plutôt en attaque que la situation est alarmante. À 1,96 but par match, les hommes de Barry Trotz présentent de loin la pire attaque de la LNH. L'équipe tire 23,9 fois par match, soit près de 3 tirs de moins que l'avant-dernière formation à ce chapitre, les Blue Jackets de Columbus (26,8).

Et que dire de l'avantage numérique? Les Predators étaient 1ers dans cette colonne la saison dernière (21,6 %), et ont chuté au... 28e rang cette saison (1,37 %).

Difficile, la vie sans Suter?

« C'était un bon joueur défensif et il nous manque beaucoup en avantage numérique, reconnaît l'attaquant québécois Gabriel Bourque. Mais nos jeunes défenseurs font du bon travail. C'est difficile depuis 5-6 matchs, mais on garde un bon esprit d'équipe, donc on n'est pas inquiet. »

Pas de festival offensif

Les jeunes Roman Josi et Ryan Ellis ont été appelés à jouer davantage avec l'attaque à cinq, mais avec respectivement un et deux points dans ces circonstances, ils n'ont pas encore créé une chimie avec Weber. Mais du reste, le noyau d'attaquants est demeuré le même. Alexander Radulov et Andrei Kostitsyn sont certes partis, mais les deux étaient arrivés tardivement à Nashville l'an passé.

« En avantage, on n'a pas eu beaucoup de chance, on dirait que la rondelle ne veut rien savoir! », rappelle Bourque.

Les Predators doivent donc trouver d'autres façons de gagner. C'est ainsi qu'ils ont signé cinq de leurs neuf victoires en prolongation ou en tirs de barrage (dont une de 1-0) et deux autres par jeu blanc. On ne verra pas beaucoup de victoires de 6-2...

« Ça a toujours été notre mentalité à Nashville, de gagner par un but, rappelle Bourque. Avec le gardien qu'on a, c'est rare qu'on donne plus que deux buts. On ne l'a pas aidé depuis quelques matchs, mais ce qu'il fait est incroyable. »

Ce gardien, c'est Pekka Rinne, dont la moyenne de 2,25 est meilleure que celle de 2,39 qui lui avait valu le titre de finaliste au trophée Vézina l'an passé.

Meilleur buteur

Bourque, lui, poursuit sur son étonnante lancée de la saison dernière, quand il avait amassé 19 points en 43 matchs à ses premiers pas dans la LNH, en plus d'en ajouter 5 en 10 matchs éliminatoires.

Cette saison, l'athlète de 22 ans, 132e joueur repêché au total en 2009, a sa place tous les soirs et passe en moyenne une quinzaine de minutes par match sur la patinoire. Employé avec le vétéran Daymond Legwand à cinq contre cinq, on lui confie même des missions en désavantage numérique. Et même s'il joue à peine en avantage numérique, il vient au 1er rang de l'équipe pour les buts avec... six!

« D'habitude, j'obtiens plus de passes que de buts, mais avec des gars comme Legwand, qui font de belles passes, ça facilite mon travail. Mais je n'ai pas changé ma façon de jouer, ça rentre juste plus qu'avant. »

Avec le départ pour Montréal de Francis Bouillon, Bourque est maintenant l'unique Québécois dans la capitale du country.

« Je m'ennuie pas mal de Francis. J'ai dû lui poser 200 questions en 3 mois l'an passé! », conclut l'athlète de Baie-Comeau.

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