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«Cabaret» avec Brigitte Boisjoli, Luc Guérin... La nouvelle distribution du spectacle se prépare à enflammer le Québec! (ENTREVUES/PHOTOS)

07/03/2013 09:32 EST | Actualisé 07/05/2013 05:12 EDT
Marie-Thérèse Privée

Quelque huit ans après avoir monté Cabaret pour la première fois, Denise Filiatrault revient à la charge avec une toute nouvelle distribution comprenant Brigitte Boisjoli, Luc Guérin, Éric Paulhus et Émilie Bégin. Si on se fie aux extraits qu'ils ont présentés aux médias à une semaine de la première à Québec, les amateurs de comédies musicales auront droit à une version endiablée de ce classique de Broadway.

Campée dans l’Allemagne des années 30, à l’aube du Troisième Reich, l’histoire de Cabaret se déroule dans une boîte de nuit berlinoise, le Kit Kat Klub, où la midinette Sally Boyles et le Maître de cérémonie tentent de faire oublier aux visiteurs les affres du monde extérieur, le temps d’une soirée.

Fière du spectacle qu’elle avait mis en scène en 2004 avec Sylvie Moreau, François Papineau et Joël Legendre dans les rôles principaux, Denise Filiatrault affirme ne pas avoir ressenti le besoin de réinventer la roue en replongeant dans l’une de ses comédies musicales préférées. «Je suis trop vieille pour me donner des défis, et de toute façon, tout est déjà là. Le livret est extraordinaire. Les chansons sont superbes et les chorégraphies sont sublimes. Qu’est-ce que je pourrais vouloir de plus? Je me mets tout simplement au service de l’œuvre», a-t-elle mentionné.

Lors de l’événement média du mercredi 6 mars dernier, les journalistes avaient particulièrement hâte de voir si Brigitte Boisjoli pouvait jouer aussi bien qu’elle sait chanter. Coquine et charismatique, puissante et vulnérable, la blonde chanteuse a démontré toute la maîtrise de sa voix en livrant une performance du tonnerre. Deux ans après la sortie de son premier album, Fruits Défendus, Boisjoli avoue être encore plus nerveuse à l’idée de faire ses premiers pas d’actrice-chanteuse-danseuse devant public. «Au lancement de mon album, je livrais qui j’étais, c’était quasiment une libération de pouvoir le présenter. Avec le spectacle, c’est un personnage loin de moi, des tonnes de choses à se rappeler, un grand texte, plusieurs déplacements, beaucoup d’objets à manipuler. Le manque de contrôle me terrifie!»

Malgré tous les défis imposés par son initiation au jeu, Brigitte Boisjoli a beaucoup aimé creuser en elle pour trouver sa Sally Boyles. «J’ai vraiment dû me reconnecter sur moi. Mon personnage est assez rock and roll; elle prend de la drogue, se fait avorter, elle tombe en amour, ça ne fonctionne pas, elle se fait virer. C’est très différent de l’énergie positive et bubbly que je dégage dans mes propres spectacles. Cette fois, je suis allée chercher un côté plus sombre en moi.»

L’expérience de Cabaret est à ce point concluante qu’elle pourrait même influencer le deuxième album de la chanteuse «Depuis quelque temps, je me laisse bercer par la musique des années 30. J’ai l’impression que le petit côté jazzy permet à ma voix de prendre son envol facilement. Ça risque de paraître lorsqu’on va commencer le processus d’écriture cet été. Idéalement, j’aimerais sortir l’album en janvier ou en février 2014.»

Nécessitant un investissement d’environ 1 million $ et déployant sur scène six musiciennes, sept comédiens et neuf danseurs, la nouvelle version de Cabaret débutera au Capitole de Québec le 13 mars, avant de s’arrêter à Montréal et de faire une tournée québécoise jusqu’à la fin de 2014.

Pour plus d'informations, visitez le http://www.tandem.mu/cabaret/.

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