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La Ligue arabe offre le siège de la Syrie à l'opposition

06/03/2013 12:34 EST | Actualisé 06/05/2013 05:12 EDT

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont offert à l'opposition syrienne le siège de la Syrie au sein de la Ligue arabe, à condition qu'elle forme tout d'abord un conseil exécutif représentatif.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, a fait cette offre, mercredi au Caire, à la Coalition nationale syrienne. Ce groupe de coordination est appuyé par l'Occident et par les pays arabes.

Les 22 membres de la Ligue arabe ont suspendu la Syrie en 2011, après que le régime de Bachar Al-Assad eut omis de se plier à un plan de paix arabe visant à mettre fin au conflit.

Par ailleurs, plus de 1 million de Syriens ont maintenant fui la guerre civile qui déchire leur pays depuis deux ans, a annoncé mercredi l'agence onusienne qui vient en aide aux réfugiés.

L'agence a ensuite prévenu que la Syrie se dirige tout droit vers une catastrophe énorme.

Cette annonce a été faite au moment où les rebelles et les soldats gouvernementaux continuent à se disputer le contrôle de la ville de Racca, où le régime a déployé des renforts dans l'espoir de chasser les insurgés qui se sont emparés de la majeure partie de la ville.

Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a expliqué dans un communiqué publié depuis Genève que le chiffre de 1 million de réfugiés provient des informations fournies par les bureaux de son agence qui viennent en aide aux réfugiés dans les pays limitrophes de la Syrie.

Deux millions de personnes auraient aussi été déplacées à l'intérieur du territoire syrien, et la guerre civile aurait fait au moins 70 000 morts.

M. Guterres a ajouté que le nombre de réfugiés a explosé dramatiquement cette année, la majorité des Syriens fuyant vers le Liban, la Jordanie, la Turquie, l'Irak et l'Égypte.

Plus de 400 000 nouveaux réfugiés se sont manifestés depuis le 1er janvier et ils arrivent souvent traumatisés, dépouillés de tous leurs biens et après avoir perdu des membres de leurs familles, a-t-il dit.

La moitié d'entre eux sont des enfants, dont une majorité de jeunes de moins de 11 ans.

Fournir des armes ou pas?

Par ailleurs, le chef d'état-major des rebelles syriens était à Bruxelles mercredi, où il a demandé à la communauté internationale de fournir des armes et des munitions aux insurgés qui tentent de renverser Bachar Al-Assad.

Le général Salim Idris a dit avoir un besoin urgent de missiles antichars et antiaériens pour protéger les populations civiles. Il a déploré que l'Occident condamne le régime Assad sans pour autant offrir d'armes aux rebelles, pendant que la Russie et l'Iran continuent à armer le gouvernement syrien.

Les pays européens et les États-Unis refusent pour l'instant de fournir des armes aux rebelles, de peur que le matériel ne tombe ensuite entre les mains de militants islamistes extrémistes. Londres a par contre annoncé qu'elle fournira aux insurgés des véhicules blindés, des vêtements de protection balistique et de l'équipement de recherche et sauvetage, mais pas d'armes offensives.

Enfin, un journaliste pigiste allemand qui était entré illégalement en Syrie a été libéré mardi, 12 semaines après avoir été capturé par l'armée syrienne. Billy Six affirme qu'il a été menacé pendant sa détention, mais jamais maltraité physiquement. Il dit par contre avoir été témoin des tortures infligées à plusieurs autres détenus. Il croit que seul son passeport allemand l'a empêché de subir le même sort.

Associated Press

La Presse Canadienne

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