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"SimCity" : les améliorations apportées en un quart de siècle à la franchise

05/03/2013 05:39 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Entre 1989 et 2013, la franchise "SimCity" s'est déclinée en cinq jeux sur ordinateur. 24 ans séparent le premier opus du cinquième qui sortira le 7 mars prochain. En pratiquement un quart de siècle, le jeu de simulation a énormément changé graphiquement et a su améliorer sans cesse son simulateur, en partie grâce à la rapide et constante évolution des ordinateurs.

En 1985, le concepteur de jeu Will Wright commence à plancher sur un titre novateur qui permettrait aux utilisateurs de construire et gérer une ville de A à Z. Après avoir rencontré l'investisseur Jeff Braun et monté ensemble le studio Maxis, ce passionné d'architecture commercialise, en 1989, le résultat qu'il baptise "SimCity". Succès immédiat et durable, le jeu connaîtra une quatrième suite le 7 mars prochain sur PC et Mac.

Le premier opus pose les bases du jeu. Son rendu 2D en vue aérienne et aux couleurs limites criardes rappelle le parcours qu'a réalisé l'industrie vidéoludique depuis la fin des années 80, décennie pendant laquelle se sont popularisés les ordinateurs personnels. Malgré des fonctions encore basiques, la sauce prend et "SimCity" devient rapidement un succès, salué pour son originalité.

Quatre ans plus tard, le deuxième titre fait encore plus sensation. Désormais en vue de trois quarts et en perspective isométrique, le jeu rend compte du relief. Plus réaliste, le jeu de gestion propose une simulation plus complète et élaborée. De nouveaux bâtiments font leur apparition (hôpitaux, écoles, prisons, bibliothèques, musées...), tout comme les autoroutes, les bus et les ports. Les joueurs ont accès aux couches souterraines afin de gérer les canaux d'eau et le métro. Pour la première fois, la ville construite peut être connectée à des cités voisines, aspect qui va prendre de plus en plus d'importance au fil de la saga.

Après un changement colossal entre les deux premiers opus, l'accueil du troisième a été plus mitigé. En 1999, Maxis est dans le giron d'Electronic Arts depuis deux ans et Will Wright a davantage la tête ailleurs. L'homme travaille déjà sur "Les Sims" qui sortiront l'année suivante. "SimCity 3000" apporte peu d'améliorations et de nouveautés, mais offre un lifting graphique apportant davantage de couleurs. À soulever tout de même l'arrivée des zones agricoles et des fermes et des bâtiments aux styles européen et asiatique. La connexion avec les villes limitrophes se renforce par des accords commerciaux jusqu'ici inexistants.

En 2003, la franchise passe à la 3D avec "SimCity 4". Graphiquement, le jeu apporte plus de détails comme l'ombre ou une meilleure texture des immeubles et bâtiments. La circulation routière devient également plus réaliste tandis que la gestion de la ville est plus que jamais aboutie. Pour la première fois un système de région est créé et géré par un même joueur. Il permet de relier plusieurs villes entre elles. Un système largement mis en avant dans "SimCity", cinquième opus de la saga.

Pendant dix ans, Electronic Arts met entre parenthèses son "city builder" et préfère enrichir son catalogue de jeux de gestion avec "Les Sims 2" puis "Les Sims 3" et leurs nuées de disques additionnels.

Le 6 mars 2012, lors de Game Developers Conference, l'éditeur annonce un cinquième titre, sorte de reboot baptisé "SimCity", comme le premier apparu 24 ans plus tôt.

Après dix ans d'absence, la franchise arborera une identité visuelle propre, proche du cartoon, incorporant encore plus de détails graphiques comme l'animation des bâtiments (éclairages, enseignes lumineuses), la projection des ombres ou la prise en compte de la météo. L'innovation de "SimCity" résidera dans son aspect multijoueurs, mode proposé pour la première fois dans l'histoire de la licence. Les joueurs contrôleront une région où ils pourront construire un maximum de seize villes. À eux de choisir si leur région sera ouverte aux autres en ligne, simplement à leurs amis ou strictement personnelle.