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Outrage à la législature : les libéraux ontariens échappent au blâme

05/03/2013 12:45 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT

Le président de l'Assemblée législative de l'Ontario a statué, mardi, que l'ancien ministre de l'Énergie Chris Bentley et d'autres membres du Cabinet n'avaient pas cherché délibérément à tromper la législature quant à la coûteuse annulation de deux projets de centrales électriques.

Les projets de centrales au gaz naturel à Oakville et à Mississauga ont été annulés respectivement avant et durant la dernière campagne électorale, au coût d'au moins 230 millions de dollars en ruptures de contrat notamment.

Les partis d'opposition avaient déposé en février dernier une motion d'outrage à la législature contre le gouvernement libéral, l'accusant d'avoir tenté de cacher des documents à ce sujet.

Selon le président de l'Assemblée, Dave Levac, l'ex-ministre Bentley et le reste du gouvernement ont eu tort de prétendre en septembre dernier que tous les documents relatifs à l'annulation controversée avaient été rendus publics. Plus de 20 000 pages additionnelles de documentation et de correspondance ont été dévoilées un mois plus tard et 600 pages supplémentaires, le mois dernier.

Toutefois, M. Levac a affirmé, mardi, qu'il accordait le bénéfice du doute aux libéraux, étant donné qu'il n'y avait aucune preuve selon laquelle le gouvernement avait été malhonnête à l'époque.

M. Bentley a quitté la vie politique le mois dernier. Le scandale a tué dans l'oeuf ses ambitions de devenir chef du Parti libéral.

Décision politique

Le comité parlementaire sur la justice doit maintenant poursuivre son examen de l'annulation des deux projets, « une décision politique », a admis la nouvelle première ministre Kathleen Wynne.

Selon l'opposition, les libéraux ont suspendu la construction des deux centrales, pour sauver les sièges de deux des leurs, dont la réélection était menacée par la colère populaire au sujet des deux projets.

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