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L'héritage avant tout

05/03/2013 01:26 EST | Actualisé 04/05/2013 05:12 EDT

Les villes candidates pour accueillir les Jeux olympiques de 2020 n'ont pas qu'à se faire belles devant la commission d'évaluation du Comité international olympique (CIO).

Tokyo, Madrid et Istanbul doivent avoir de bonnes raisons pour accueillir la gent olympique sur leur territoire selon Sebastien Coe, la tête organisatrice des Jeux de Londres.

Les capacités techniques à jouer le rôle de l'hôte ne suffiraient pas à convaincre les 101 membres du CIO. La notion d'héritage pourrait faire pencher la balance lors du vote à Buenos Aires le 7 septembre prochain.

« Les gens sont focalisés sur le comment, mais ils doivent être capables d'expliquer pourquoi c'est vraiment important de le faire », a dit Coe en conférence de presse à
Madrid tel que rapporte Reuters.

« Pourquoi une ville désire-t-elle vraiment organiser les Jeux et que veut-elle en faire? Je pense que c'est ce que les membres du CIO veulent entendre, cela va au-delà du simple fait d'être capable de les organiser, reprend l'ancien coureur. Il faut expliquer quelle est la stratégie pour l'après-Jeux et dire que c'est un programme sur 10 ans. »

Le vote des membres du CIO se basera en partie sur le rapport que va fournir la commission d'évaluation en visite à Tokyo jusqu'à jeudi. La capitale espagnole sera la
prochaine ville visitée, du 18 au 21 mars. Les 14 membres de la délégation dirigée par le Britannique Craig Reedie seront à Istanbul du 24 au 27 mars.

Les membres du CIO ont l'interdiction de poser les pieds sur le sol d'une des cités candidates. Ce règlement est en place depuis 1999 à la suite du scandale
de Salt Lake City. Des dirigeants olympiques avaient été accusés d'avoir accepté des pots-de-vin de la ville mormone à l'époque sur la ligne de départ pour l'obtention des
Jeux de 2002.

Les candidates

Tokyo, qui dit disposer de 4,3 milliards de dollars pour ses infrastructures en plus de bénéficier de l'appui de la communauté d'affaires nipponne, avait posé sa candidature
pour les Jeux de 2016. Elle avait été devancée par Rio à la ligne d'arrivée même si elle faisait figure de favorite quant à la qualité technique de son dossier.

Madrid, qui en est à sa troisième candidature consécutive, tente de convaincre de sa ferveur et de son envergure olympiques malgré la crise économique qui frappe l'Espagne.

Istanbul en est à sa cinquième candidature. La Turquie peut se vanter d'être en croissance. La contrée à cheval entre l'Asie et l'Europe est la seule des trois à n'avoir
jamais accueilli la flamme olympique sur son sol.

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