POLITIQUE

Le NPD dépose un projet de loi pour pour s'attaquer aux vols de cellulaires

05/03/2013 01:23 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT
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OTTAWA - Le néo-démocrate Mike Sullivan souhaite que le gouvernement fédéral s'attaque au phénomène du vol de téléphones cellulaires.

Le député ontarien a déposé mardi un projet de loi qui rendrait illégale toute modification des numéros de série uniques des cellulaires.

Ce projet de loi d'initiative parlementaire fait suite au dépôt, l'an dernier, d'une motion de Mike Sullivan visant à établir une base de données nationale pour retracer les téléphones dérobés.

L'Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS) planche actuellement sur cette mesure.

Le député néo-démocrate estime que ce projet de loi freinera le commerce au noir de téléphones cellulaires en aidant les policiers et les propriétaires à localiser les appareils volés.

M. Sullivan croit également que la législation pourrait contribuer à la diminution du nombre de vols de téléphones cellulaires dans la région de Toronto et ailleurs au pays.

«Les jeunes dans ma circonscription étaient constamment ciblés parce que les criminels savaient qu'ils avaient en leur possession des appareils d'une valeur de 600 $», a exposé le député mardi lors d'une conférence de presse à Ottawa.

Selon l'ACTS, les téléphones intelligents sont généralement vendus entre 600 $ et 700 $, et sont parfois revendus sur des sites de petites annonces sur Internet.

Les vols de téléphones cellulaires déclarés sont cependant à la baisse au pays. En 2012, plus de 69 000 appareils ont été déclarés volés, comparativement à environ 94 500 pour 2011 et plus de 100 000 en 2010.

Les autorités policières ont cependant prévenu que le degré de violence associé à ce type de vols a augmenté dans certaines régions. Au centre-ville de Montréal, par exemple, le recours à la violence lors de ces épisodes a enregistré une croissance de 71 pour cent, selon l'ACTS.

Un téléphone volé peut facilement être réactivé auprès d’un autre fournisseur de services. L'arrivée de la nouvelle base de données, qui devrait être disponible en septembre, changera tout cela, a soutenu le porte-parole de l'ACTS, Marc Choma.

Ni la base de données ni le projet de loi néo-démocrate ne permettra de retrouver un téléphone perdu ou volé. Mais ces mesures pourraient s'avérer des moyens de dissuasion pour ceux qui songeraient à s'approprier le téléphone d'autrui.

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THOMAS MULCAIR