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Alex Perron victime de menaces

05/03/2013 07:44 EST | Actualisé 05/05/2013 05:12 EDT
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L’humoriste Alex Perron dit avoir reçu des menaces depuis son passage à l’émission Ça finit bien la semaine vendredi dernier (1er mars). Il y avait raconté une anecdote vécue l’année dernière pendant une manifestation du printemps érable 2012.

« Pendant la crise étudiante, je n'ai jamais fait autant d'urticaire de toute ma vie. Un soir, je suis passé avec mon “char” à travers les gens qui défilaient. Je me suis dit : “Si j'en frappe un, ça ne me dérange même pas”. Un gars s'est arrêté devant ma voiture, j'ai un camion; il m'a fait un signe, j'ai baissé ma vitre et j'ai dit : “Ou tu te tasses ou je te jure que je te passe dessus”. »

Seulement, ses propos en ont choqué plusieurs, dont l’ex-chef de la CLASSE Gabriel Nadeau-Dubois qui a parlé d’agression sur Twitter. Alex Perron a donc tenu à faire une mise au point sur Facebook.

« Habituellement, je ne fais pas ce genre de chose parce que plus on veut se justifier plus c’est pire. Mais là, j’ai l’impression que je dois le faire. Donc. J’étais à un coin de rue depuis plusieurs minutes, j’ai attendu qu’il y ait un grand espace entre les manifestants et oui, j’ai traversé avec ma voiture à peu près à une vitesse de 10 km/heure. NON, je n’ai PAS foncé sur PERSONNE. J’ose croire que j’ai plus d’intelligence que ça! Arrivé de l’autre côté, un manifestant s’est arrêté devant ma voiture. J’ai baissé ma vitre et je lui ai demandé de se tasser de façon sèche. Il est resté devant ma voiture une trentaine de secondes puis s’est tassé et chacun a pu continuer sa route. Fin de l’incident! »

L'humoriste et animateur a poursuivi son explication : « Non ce n’était pas l’idée du siècle, je le reconnais. Mais oui, j’étais exaspéré. C’était la quatrième fois dans la même semaine que je n’arrivais pas à me rendre au boulot à temps. Contrairement à ce que croient les manifestants, la terre ne tourne pas qu’autour d’eux. Les autres personnes ont aussi des responsabilités… et des droits. Peut-être que ma blague à la fin de l’entrevue n’était pas la meilleure ni la plus appropriée, mais croyez-moi, c’est de la très petite bière en comparaison aux menaces violentes et homophobes que j’ai reçues depuis les 48 dernières heures sur Facebook et Twitter. Merci de m’avoir lu, fin de l’histoire et passons à un autre appel ! »

Depuis, Gabriel Nadeau-Dubois est revenu aussi sur ses propos avouant que le terme « agression » n’était pas approprié et qu’il n’avait pas voulu faire le procès d’Alex Perron. Mais il prenait tout de même ses propos sérieusement.

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