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Enfant mort de la méningite : plainte contre le Centre Paul-Gilbert

04/03/2013 02:41 EST | Actualisé 03/05/2013 05:12 EDT

La mère d'un des deux jeunes bambins morts des suites de la méningite la semaine dernière à Lévis porte plainte contre le Centre Paul-Gilbert de Charny, estimant que l'urgence de l'établissement a fait preuve de négligence en ne gardant pas son fils en observation au moment où il faisait près de 40 degrés Celsius de fièvre.

Lundi dernier, à 13 h 30, la mère du petit Caleb a dû aller chercher son fils à la garderie Jardin d'étoile, qui fait partie du CPE Vire-Crêpe de Lévis. Le bambin, qui aurait eu 22 mois ce lundi, faisait de la fièvre et montrait également sa tête en disant « bobo maman ».

Plus tard en après-midi, l'enfant a commencé à avoir des convulsions. Sa mère, qui souhaite garder l'anonymat, s'est aussitôt rendue au Centre Paul-Gilbert, où son conjoint est venu la rejoindre. Elle raconte que le médecin a examiné l'enfant sans toutefois porter attention à sa nuque, bien qu'elle ait souligné que son fils s'était plaint de douleurs à la tête. Le spécialiste a ensuite effectué une série de radiographies et conclu qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, raconte-t-elle.

La mère de Caleb dit avoir soulevé la possibilité qu'il s'agisse d'une méningite, mais le médecin a affirmé qu'il combattait un virus. Le petit Caleb, qui faisait près de 40 degrés Celsius, a été retourné à la maison.

Cauchemar

La mère du bambin raconte comment la nuit du 25 au 26 février a tourné au cauchemar.

« Eux [Centre Paul-Gilbert] sont fermés de nuit. Cela a commencé à se détériorer vers 9 h ou 10 h. Il a commencé à avoir des vomissements. Là, les tâches sont apparues. À 23 h 30, j'ai décidé qu'on montait à l'urgence de Lévis. Et à l'urgence de Lévis, il a été pris en main tout de suite, sans hésitation. Il a eu tous les soins qu'il était possible d'avoir, mais, selon moi, le mal était fait. J'ai déposé une plainte aux usagers de Paul-Gilbert, parce que ce n'est pas la première fois que ça m'arrivait. »

Cette journée-là, la mère du petit Caleb était retournée chez elle inquiète, mais, s'en remettait à l'avis des professionnels de la santé.

Elle affirme ne nourrir aucune rancune et ne souhaite pas chercher de coupable. Sa démarche est surtout motivée par son besoin de comprendre et de changer, dit-elle, les façons de faire, de sorte que les professionnels de la santé accordent plus d'attention aux jeunes enfants qui se présentent à l'urgence avec une fièvre de près de 40 degrés Celsius et qu'un tel drame ne se reproduise jamais.

Rappelons que vendredi dernier, le père du petit Caleb avait soulevé de sérieux doutes quant à savoir si le personnel de l'urgence du Centre Paul-Gilbert de Charny avait fait ce qu'il fallait pour sauver son enfant.

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